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Olivier Barbarant


Olivier Barbarant



Né à Bar sur Aube le 5 mars 1966.
Sort de la maternité un jour de neige en plein printemps, selon la légende familiale. Enfance en Champagne (Nogent-sur-Seine, Troyes). A pour école maternelle la résidence nogentaise de Flaubert. Aime déjà les chats, l’herbe mouillée, l’odeur de l’encre et les pages blanches. Au collège, latin et espagnol. Veut lire Lorca.
Arrive en région parisienne à l’âge de 13 ans. Études en banlieue : lit Gide, Balzac, Aragon, Camus, Desnos et Musset, déambule à Thiais dans le Parc de l’ancienne résidence de Maurice Thorez. Idolâtrie adolescente pour Racine, qui demeure. Découvre Colette et Saint-Simon, Proust et Verlaine. Amours nombreuses, anarchisme proclamé, alors assez militant. Baccalauréat en 1983, puis classes préparatoires au lycée Henri IV. Habite désormais à Montmartre, découvre une bourgeoisie cosmopolite et cultivée qui ne lui ressemble guère, mais où il se fait de vrais amis. Études de Lettres modernes à l’ENS de Fontenay Saint-Cloud (agrégation en 1989, doctorat à Jussieu, sur Aragon, en 1994). Lit ses contemporains, va d’enthousiasme en enthousiasme. Découverte en khâgne de Hölderlin, Jaccottet, Roud. Propose ses premiers textes publiés : une critique littéraire d’abord dans la revue Esprit, puis un hommage à Gustave Roud paru dans la Nrf de Réda, un salut à Francis Ponge (« La corbeille ») accepté par Jean-Michel Maulpoix dans Recueil. L’éditeur de cette revue, Patrick Beaune, directeur des éditions Champ Vallon, accepte en 1992 le manuscrit de son premier recueil, Les Parquets du ciel. Il sera désormais « son » éditeur, avec une belle fidélité.
Vit à Paris, et selon les caprices des affectations universitaires, puis secondaires : Besançon, Saint-Quentin. Découvre aimer la province à 24 ans. Des amours sérieuses, si fugaces. Précipitation et couples désastrés fournissent à 28 ans l’impression d’une vie de multidivorcé, parfois de veuf. Des morts, des amours, des livres, des restaurants : sa vie les entasse, et pleure – un peu trop. De nombreux chats, dans le même temps : Nusch, Biboune, Méphisto.
Colloques, articles, contributions variées : à Digraphe, la Nrf, Recueil puis Le Nouveau Recueil, Théodore Balmoral, Po&sie, Europe, Le Mâche-laurier... Des colloques universitaires, à rythme un peu trop soutenu, si bien qu’il en épuise précipitamment les joies. Bonheur cependant d’avoir rencontré Heddi Kadour, Jacques Réda, Michel Deguy, Jacques Borel, James Sacré, Jean Ristat, Bernard Noël, d’avoir été reçu, pour une sorte de visite au maître, par Philippe Jaccottet à Grignan. Ressent une douloureuse fierté à l’idée d’avoir eu la chance de croiser André Frénaud et Gaston Miron peu avant leur disparition. Épuisement aussi des plaisirs des articles – trop nombreux, à y bien penser – pour les dictionnaires des auteurs et des œuvres qui n’ont eu de cesse de fleurir au fil de la décennie 90 : a refondu quelques notices du Laffont-Bompiani, a rédigé bien des notices du Couty-Beaumarchais, a contribué à celui du Livre de poche et celui des PUF. Mais aime toujours saluer les textes qui lui plaisent, dans Recueil, Europe ou ailleurs. Dirige quelques numéros de la revue Recueil (Littérature et Enseignement) et Nouveau Recueil (L’usage du quotidien).
La Guerre du golfe achève une évolution politique amorcée depuis longtemps déjà : il défile en compagnie des communistes, convaincu d’être à sa place. Des relations complexes vis-à-vis de l’appareil lui interdisent cependant de se reconnaître pleinement dans ce qu’il comprend pourtant comme le seul reste de ce qu’on appelait la gauche, du temps qu’on savait parler.
Depuis 1994, installé à Saint-Quentin en Picardie. Enseigne au Lycée le plus populaire de la ville, avec bonheur. En 1995, rencontre Véronique Elzière, qu’il appelle Bérénice dans ses livres, sa compagne, son amour, sa nouvelle vie. Adopte Cosette en juillet 1995, chatte tricolore qui rivalise de beaux yeux avec Bérénice.
Écrit tantôt en prose (Douze lettres d’amour au soldat inconnu, 1993, réédité en 1995 ; Temps mort, journal imprécis, octobre 1999) tantôt en vers (Les Parquets du ciel, 1992, Odes dérisoires et quelques autres un peu moins, 1998) et parfois sur d’autres – et c’est presque toujours des poètes, et souvent Aragon (Aragon, la mémoire et l’excès, 1997 ; introductions et notes pour la réédition d’Hourra l’Oural et de Persécuté persécuteur chez Stock, publication d’inédits d’Aragon sous le titre Garde-le bien pour mes archives chez Stock).
Ne sait pas exactement « ce qui le possède et le pousse à dire à voix haute », comme disait l’autre – mais demeure certain que la qualité d’une écriture ne saurait tenir qu‘à la profondeur de l’intimité qu’elle atteint.

Bibliographie
Essais de voix malgré le vent, Champ vallon, 2004
Temps mort: journal imprécis (1986-1998), Champ vallon, 1999
Odes dérisoires et quelques autres un peu moins, poèmes, Champ vallon, 1998
Aragon: la mémoire et l'excès, Champ vallon, 1997
Douze lettres d'amour au soldat inconnu, Champ vallon, 1993
Les Parquets du ciel, poèmes, Champ vallon, 1991




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