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Samuel Rochery


Samuel Rochery



Samuel Rochery (1976) est l’auteur de deux titres aux éditions MIX., 7 x 2 passantes (2005) et Les reduplications (2006), après Verrière du mécano transportable, paru chez Cheyne en 2002. A fondé en octobre 2006 la revue de poésie georges, sorte d’album au nom d’un personnage à la simplicité anonyme et difficile. Co-dirige la rubrique « Une équipée copiste » dans la revue Le Quartanier ; dirige sur le net un journal collectif de création à l’allure d’anthologie progressive, les cahiers de Benjy, sous le nom de Benjamin Compson. Son dernier livre, Faire des gâteaux d’inquiétude, un discours sur le verre en chapbook, est paru aux éditions Contre-Pied en septembre 2006. Contribue aux revues If, (H)apax, Monsieur Thérèse, Boxon, CCP


écouter :

Sabot

Publications :

Verrière du mécano transportable, éd. Cheyne, 2002.
7 x 2 passantes, éd. MIX, printemps 2005.
Les reduplications, éd. MIX, mars 2006.
Faire des gâteaux d’inquiétude, éd. Contre-Pied, 2006.
Tubes apostilles, éd. Le Quartanier, juin 2007.
Oxbow-p., Eric Pesty Editeur, mai 2008.
Odes au studio Maida Vale, Le Quartanier, "OVNI", 2009.


extrait : 7 x 2 passantes Recomposition du poème final du texte paru aux éditions MIX., 2005.

Je ne dis pas que le chant se brise,
il y a plutôt un rapport têtu aux points
de suspension, à la crispation de l’Extravagant
dans l’hémistiche : « Un éclair... puis la nuit ! ».
Une passante est une certaine vitesse troublante, et un caracolement coupé
de l’émotion chez le noteur pas omniscient. Elle tient
charnellement par réitération à l’infini de son apparition
sous divers noms, jupes, pantalons, visages. Et dans le poème non-carné,
fait de mots morts ? Elle tient à l’impossibilité nécessaire
du prosaïque, à l’atermoiement de la possession en prose.
On peut décider qu’il y a une leçon dans les suspensions essoufflées
autant qu’il y a une exhortation à produire de ligne en ligne
la forme de la contradictoire et obligée « jambe de statue », la fille
liquidée par le poème. Or, à quoi ressemble une mort des filles dans le poème ?
Il faut bien que la mort bouge pour que le poème se lise, définisse
sa lisibilité à lui, qui n’est pas une décalcomanie des apparitions
réelles : si une passante n’existe pas au titre de la femme, d’une femme
incarnée en femme, mais d’une vitesse nappée. Une passante est aussi
le nom de la ligne essoufflée tacklée (coupée au milieu du souffle,
de la syllabe) derrière la ligne reconduite deux fois
plus bas enjambée,
le poème est de la marche de jambes mortes.




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(...)

à télécharger :

PoésieRock [4 pages] (54 Ko)

sur internet :

Cahiers de Benjy (Les)