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Unica Zürn


Unica Zürn



Unica Zürn est née le 6 juillet 1916 à Berlin-Grunewald. Elle passe une enfance qu’elle-même qualifie de “Merveilleuse”, entourée d’objets d’Orient que son père, écrivain et grand voyageur, collectionne.
Ses études achevées, elle travaille à la firme U F.A. comme archiviste, monteuse de films et conseillère artistique.
En 1949, elle commence à écrire pour des journaux allemands et suisses. À Berlin, en 1953, elle rencontre Hans Bellmer qui m’emmène à Paris. Elle y compose ses premières anagrammes et fait du “dessin automatique”. La même année, elle expose à la galerie “Le Soleil dans la tête”. En 1954 sont publiés à Berlin dix dessins et dix anagrammes (Hexentexte), avec une postface de Hans Bellmer. Seconde exposition, 1947, au “Soleil dans la tête”, préfacée par André Piyere de Mandiargues. C’est alors qu’elle fait la rencontre d’André Breton, Victor Brauner, Jean Arp, Marcel Duchamp, Max Ernst, M. Matta, Henri Michaux, Man Ray. Deux ans plus tard, elle participe à l’Exposition surréaliste internationale qui a lieu à la galerie Cordier à Paris. En 1962 et 1964, elle expose à la galerie “Le Point Cardinal”, exposition préfacée par Max Ernst.
Au cours des huit dernières années de sa vie, Unica Zürn est internée à plusieurs reprises dans des cliniques psychiatriques (Berlin, Paris, La Rochelle). Guérie, elle consigne les impressions que lui a données la maladie : ce manuscrit, dont l’édition française est la première, a pour titre Der Mann im Jasmin (L’Homme-Jasmin).
En 1973, ses souvenirs d’enfance, traduits en français sous le titre Sombre printemps sont publiés chez Belfond.
Le 19 octobre de cette même année, Unica Zürn met fin à ses jours.


Publications en français :

Oracles et spectacles, Georges Visat, 1967, avec une préface de Hans Bellmer.
Sombre printemps, Pierre Belfond, 1971, traduction de Ruth Henry et Robert Valençay.
L’Homme Jasmin, Gallimard, 1971, traduction de Ruth Henri.
Anagrammes, Transitions, 1982, (supplément du n° 11-12 à la revue).
Approche d’Unica Zürn, Le Nouveau commerce, 1981, (supplément au numéro 49).
Hans Bellmer, Unica Zürn, lettres au Docteur Ferdière, Séguier, 1994, suivi de Sur l’origine des anagrammes d’Unica Zürn par Alin Chevrier.
Obliques, numéro spécial Hans Bellmer, 1975.
Obliques, numéro spécial la femme surréalise, 1977.
• Françoise Biosson : Portrait d’Unica Zürn, Le nouveau commerce, 1977 (supplément au numéro 38).


écouter :

Unica Zürn - Lettres à Ruth Henry (extraits)

Extraits :

Die Gesaenge des Maldoror
Das Lied der Moor-Cesaenge,
die goldene Erde am Sarg. So
lag die Rose am Degen, der so
im Gras des Oeden lag, O Erde -
der Regen, die Alge, das Moos.

Ermenoville, 1959

Les chansons de Maldoror
La chanson des chants du marais,
la terre d'or en tombe, Ainsi
gisait la rose en glaive, qui là
dans l'herbe de désolation gisait. O terre -
la pluie, l'algue, la mer.



Das Leben ist schrecklich
Besser stick'ich lachend
Asse, Derck in's Blechlicht
schandstrickbleich. Lese
schlicht als dicker Besen :
leben, das ist scherchlich.

Paris, 1959

La vie est horrible
Plus rayonnante j'brocadre d'as,
s'mélasse dans la lumière cave
d'une sale manigance fadace. Vois,
c'est bête comme manche à balais :
vivre, c'est horrible.

Traduction : Marc Payen et Romain in "transitions" n° 11/12




Cahiers du Refuge :
149
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interventions au cipM :

Unica Zürn (Manifestations)
Unica Zürn (Expositions)