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Gil J Wolman


Gil J Wolman



Biographie :
Né à Paris le 7 septembre 1929.
Après quelques activités disparates – dont tricoteur –, Wolman rejoint Isidore Isou et le mouvement Lettriste dès 1950, à côté de Jean-Louis Brau, Gabriel Pomerand, François Dufrêne, Maurice Lemaître et Guy Debord.
Poète, il invente la mégapneumie, poésie du souffle et du son pur, qu’il éructe lors de récitals mythiques au Tabou (1950), Musée d’Art Moderne (1961), T.N.P. (1963) ou Théâtre de l’Odéon (1964)...
Relevant le défi d’Isou et de son film Le Traité de bave et d’éternité (1951), Wolman réalise la même année L’anticoncept, film atochrone censuré et qui sera source d’influence pour le film de Guy Debord Hurlements en faveur de Sade (1952) qui lui rendra hommage en intégrant un poème lettriste de Wolman en ouverture.
Avec Debord, mais aussi Brau et Berna, il fonde une dissidente Internationale Lettriste (1952-1957), matrice de la future Internationale Situationniste (1957-1972) de Guy Debord qui l’excluera juste avant sa constitution alors que Wolman en avait préparé l’esprit et le contenu, co-signant avec Debord par exemple le Mode d’emploi du détournement qu’il mettra en pratique quelques années avant les cut-up de Brion Gysin et William Burroughs avec J’écris propre (1956).
En 1959, il reprend ses rares essais plastiques (Métagraphies de 1954) en compagnie de Brau puis s’associe à certaines manifestations lettristes dès 1961 (Galerie Weiller) ainsi qu’à la Galerie Valérie Schmidt (1963) où il montre pour la première fois ses magistrales peintures lettristes ainsi que ses géniales compositions art-scotch (baguettes et tableaux). En 1964, lors d’une exposition du groupe à la Galerie Stadler, il rompt à nouveau avec les lettristes et fonde la quasi-virtuelle Deuxième Internationale Lettriste en compagnie de Brau et Dufrêne.
Poursuivant alors avec une originalité stupéfiante son oeuvre plastique et notamment l’art scotch jusque dans le milieu des années soixante-dix, il crée en 1977 le mouvement séparatiste dont il serait le seul membre, oeuvrant désormais le wolman’s land, en provoquant « un espace dans une surface atteinte par les limites » (L’arbre séparé, Les mannequins séparés, Duhring Duhring...).
Dans les années quatre-vingt et jusqu’à sa mort en 1995, Wolman publie une vingtaine de livres dont la plupart à tirages infimes via ses éditions inconnues, réalise une dizaine de vidéos et travaille de plus en plus dans une optique (anti) conceptuelle à travers des séries remarquables : Décompositions, Interruptions manifestes, Peintures cachées, Peinture de tradition orale, Peinture dépeinte, Voir de Mémoire...
En 2001, une première exposition rétrospective monographique permet de se rendre à l’évidence : Wolman est l’un des plus grands artistes de ce siècle (« Le génie c’est refuser d’avoir du talent ») et sa transversalité réussie (poésie, cinéma, art plastique) le gage de son infinie contemporanéité.

Livres, plaquettes :
L’homme séparé, Nane Stern, 1979.
Durhing durhing, éditions inconnues, 1979.
De quelques uns des portraits de poche, éditions inconnues, 1980.
Wolman résumé des chapitres précédents, Spiess, 1981.
Vivre et mourir, Spiess et Nane Stern, 1984.
Fin de communication, Spiess, 1985.
Le sens perdu de l’interruption, éditions inconnues, 1987.
Peinture dépeinte, Inconnues, 1991.
Appel à témoins, pour une peinture..., Galerie de Paris, 1991.
Des mots rayés nuls, Galerie Weiler, 2 plaquettes, 1993.
L’anticoncept, Allia, 1994.
Les inhumations, Allia, 1995.
La vie d’artiste, coll. Acquaviva, Derrière la Salle de bain, 2008.

Éditions à tirages infimes et indéterminés, parus aux éditions inconnues :
De la vidéo, 1982.
Les entrepôts d’Ivry, 1986.
Haute vie, 1987.
Le livre des mots, 5 plaquettes, 1987.
Le passage, 1989.
Je suis la proie des mots les mots m’écrivent, 1988.
Jusqu’à l’exclusion, 15 cartes postales numérotées, 1988.
La crise, 1989.
Le petit livre blanc de la peinture-souvenir, ca, 1991.
De l’anticoncept à l’anticoncept, 1994.

Revues (sélection) :
Introduction à Wolman / Pour une mort synthétique in Ur n° 1, 1950.
L’Anticoncept in Ion n° 1, avril 1952 (rééd. JP Rocher, 1999).
Le cinématochrone – nouvelle amplitude in Ur n° 2, 1952.
Position de l’Internationale Lettriste / Un homme saoul en vaut deux in Internationale Lettriste n° 1, 1953.
Manifeste / Liberté provisoire / La nouvelle génération ne laissera plus rien au hasard in Internationale Lettriste n° 2, 1953.
Il faut recommencer la guerre en Espagne / Vagabondage spécial, in I.L n° 3, 1953.
La guerre de la liberté doit être faite avec colère, in I.L n° 4, juin 1954.
Divers écrits, in Potlach n° 1-27, 1954- 1956.
Publicité publicité, in Les Lèvres Nues n° 7, déc. 1955.
Mode d’emploi du détournement, (avec Debord) in Les Lèvres Nues n° 8, mai 1956.
J’écris propre / Histoire marseillaise, in Les lèvres nues n° 9, novembre 1956.
Passez l’éponge, Les cahiers du Lettrisme n° 2, 1963.
Extrait sonore ou pas / Crique / L’histoire partout / Emplacement réservé à Wolman / Histoire hypothétique sans paroles / Autoportrait, in Revue A, 1963.
L’art à postériori, Deuxième Internationale Lettriste, 1963.
La mégapneumie, in Revue Ou n° 32, 1967.
Mexico, in Plexus n° 19, 1968.
Festival de Fort Boyard, 1970.
6000 signes et espaces, La Revue Musicale n° 282, 1971.
Les faiseurs d’histoire, Lettrisme et hypergraphie, George Fall, 1972.
Main basse sur la vie, in L’humidité n° 20, 1974.
Français né en 1929, in Les cahiers de la Peinture n° 17, 1975.
L’art et la mode, avril 1975.
L’espace dit Wolman’s land, in revue + – 0 n° 21-22, 1978.

Catalogues (sélection) :
De l’impressionnisme au lettrisme, Isidore Isou, Filipacchi, 1972.
Poésie Sonore Internatinale, Henri Chopin, JMP, 1979.
Documents relatifs à la Fondation de l’IS, Allia, 1985.
Catalogue Galerie de l’ancienne Poste, 1985.
Le demi-siècle lettriste, Galerie 1900-2000, 1988.
Lipstick Traces, Greil Marcus, Harvard University Press, 1989 / Allia, 1988.
Le cinéma Lettriste, Paris Expérimental, 1992.
Hors limite, Centre Georges Pompidou, 1994.
Sentieri Interotti, Charta Editions, 2000.
Défense de mourir, monographie, Allia, 2001.
Gil J Wolman, pratiques de la séparation, Cinémathèque Française, 2004.
Figures de la négation, Paris Musées, 2004.
Gli affichistes, Credito Artigiano, 2005.
Lire l’art contemporain, Larousse, 2005.
Dada et les arts rebelles, Hazan, 2005.
Chauffe Marcel, Isthme Editions, 2006.
Art scotch, Galerie Peccolo, Livorno, 2006.
Les nouveaux réalistes, RMN, 2007.

Sérigraphies, multiples :
La couronne des suceurs d’empire, 6 planches 28 x 31 cm, in Apéîros n° 2, 1972.
Chapitre III, 25 x 33 cm, in Jacob ou la persuasion, 1972.
Vierge, 51 x 67cm, 1972.
Artaud en finir, 51 x 67 cm, 1972.
Je ne suis pas fou, 65 x 50 cm, 1974.
Quelques jours en août (48 affiches 30 x 46 cm, sous emboîtage), 1977.
Wolman spectateur c’était 50 ans, 65 x 50 cm, 1979.
La vie vraie, (2 planches), 65 x 50 cm, 1981.

Audio, vidéo :
Poésie Physique, Triple 45T Achèle, 1965. Réed. CD Lipstick Traces, 1993 / CD An anthology of noise & electronic music, Sub rosa, 2007.
Ou no 33, Revue + 45T, 1968. Réed. Alga Marghen, 2002.
L’autonomatopek, 45T Opus, George Fall, 1973 Interview avec Bernard Constant, K7 RPL, 1982.
L’anticoncept, VHS Allia, 1994.
L’anticoncept, LP Alga Marghen, 1999.

Radio – émissions entièrement consacrées à Wolman :
Radio Forum, Bernard Constant, 1982.
Peinture Fraîche, Jean Daive, France Culture, 2001.
Gil J Wolman, l’homme séparé, Frédéric Acquaviva, France Culture, 2003.

Télévision :
Le Cercle de minuit, France 2, 1994.




Cahiers du Refuge :
173 (Gil J Wolman)

interventions au cipM :

Gil J. Wolman (Expositions)
Gil J Wolman Éditions inconnues, disques et documents (Manifestations)

sur internet :

Gil J. Wolman sur UbuWeb Sound