ACCUEIL

   
CIPM
AUTEURS
PUBLICATIONS
SONOTHÈQUE
RÉSEAU
BIBLIOTHÈQUE
ARCHIVES
COMMANDE
LETTRE D'INFO
CAHIER CRITIQUE DE POÈSIE

MANIFESTATIONS

Michèle Métail
64 poèmes du ciel et de la terre - 64 photographies du ciel et de la terre


Vernissage - lecture


le vendredi 22 octobre 2004, à 18h30

Vernissage de l'exposition suivi d’une lecture d'un travail en cours de
Michèle Métail

accompagné de « Versus », musique de
Louis Roquin



Extrait :

CHINENSIS / CHINATOWN
1985 - 2005


Ce long poème en six (+ une) séquences est une relation des voyages effectués en Extrême-Orient en 1985, 1987 (Chine), 1989 (Japon), 1991, 1995, 1998 (Chine), un septième voyage est prévu en 2005. Il s'agit d'un récit a posteriori dont le matériau se trouve dans la mémoire, dans des notes prises au cours de chaque voyage, dans des photos et de la documentation collectée sur place.
La décision, tardive puisque j'avais 33 ans, d'étudier le chinois, devait en fait bouleverser le cours de ma vie : révélation d'une philosophie et d'une conception du monde qui comblaient mes attentes; fascination pour une langue et une écriture, que la poésie indissociable de la calligraphie porte à son plus haut niveau.
Depuis 1983 date de mon inscription à L'Institut National des Langues et Civilisations Orientales où j'ai d'abord obtenu une licence en suivant les cours par correspondance, jusqu'au mois de juin 1994 où j'ai soutenu une thèse de doctorat, ma perception de la Chine a oscillé entre ces deux pôles : Chinensis et Chinatown. Le premier terme, en latin, est employé par les botanistes pour qualifier des plantes en provenance de Chine, telle Wisteria chinensis, la glycine de Chine. Le second bien sûr désigne ces quartiers des grandes villes occidentales où se regroupent les asiatiques en général, et pas seulement les chinois, exilés, réfugiés politiques, clandestins qui recréent hors du continent une Chine stéréotypée. Le phénomène des Chinatowns est donc indissociable de l'histoire récente du pays, à laquelle il renvoie de façon récurrente au gré des événements.
Afin de rendre l'effet de tension entre la Chine "savante", celle de mes études, de mes passions littéraires et une Chine actuelle en pleine mutation, dans laquelle le modèle occidental est souvent privilégié, le poème est écrit en vers de cinq syllabes, (c'est le vers le plus fascinant de la poésie ancienne : cinq caractères monosyllabiques qui équivalent à cinq mots). En revanche j'emploie une langue parlée, concise où les images défilent en fondu-enchaîné entrecoupées de flashs à l'instar des images perçues lors des longues traversées du pays.

Michèle Métail




voir aussi :
Michèle Métail (Expositions)


lire aussi :
131


écouter :
Chinesis - Chinatown