ACCUEIL

   
CIPM
AUTEURS
PUBLICATIONS
SONOTHÈQUE
RÉSEAU
BIBLIOTHÈQUE
ARCHIVES
COMMANDE
LETTRE D'INFO
CAHIER CRITIQUE DE POÈSIE

MANIFESTATIONS

Présentation CCP n° 33


Danièle Robert / Ryoko Sekiguchi


le vendredi 24 mars 2017, à 19h00

Présentation avec :
Guénaël Boutouillet, Ryoko Sekiguchi, Christian Tarting, Danièle Robert




CCP dossier n° 33
Danièle Robert / Ryoko Sekiguchi


Présentation avec :
Danièle Robert & Christian Tarting
Ryoko Sekiguchi & Guénaël Boutouillet

Le vendredi 24 mars à 19h00
-

Mon expérience de la traduction littéraire – et particulièrement du texte poétique – repose sur le sentiment qu’il y a, bien plus qu’on ne le pense communément, une grande analogie entre la pratique du poète et celle du traducteur.

(…)La démarche du traducteur littéraire est en fait très proche de celle du poète à une différence près : son matériau de base est une langue doublement « étrangère » ; ce n’est pas sa langue maternelle et elle porte en outre la marque intime de l’écrivain qu’il traduit, c’est-à-dire un choix de termes, d’expressions, d’images, de sonorités, de rythmes qui ne sont pas ceux de la langue commune et dont l’agencement n’appartient qu’à lui. Le traducteur doit donc prendre en considération cette dualité et la «fidélité» au texte qu’il traduit ne se limite pas à rendre compte de sa signification (comme le fait un interprète, par exemple, dans le cadre d’une conversation ou d’un discours) : elle va bien au-delà. Il doit en effet parvenir à ressentir et restituer tout ce qui fonde, précisément, le caractère unique du poème et qui est souvent de l’ordre de l’impalpable.

— Danièle Robert, extrait de traduire en poème, in Le Cahier du Refuge 259.



« je pense : est-ce qu’on peut être poète, déjà ? J’ai l’impression qu’on est poète seulement au moment de l’écriture, et entre temps, on n’est rien. J’ai été poète le temps de l’écriture de quelques livres que j’ai publiés, et chaque fois que je posais ma plume, je n’étais plus rien. Ce n’est pas un métier, ni un attribut, c’est un état momentané qui nous visite, c’est tout, il me semble. Si « être poète » est difficile, ce n’est pas parce qu’on est peu lu, ou qu’on ne gagne pas sa vie avec, mais que justement « être poète » n’existe pas, peut-être. On ne peut jamais posséder la poésie. »

— Ryoko Sekiguchi, in Le Cahier du Refuge 259.




lire aussi :
259
CCP 33