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EXPOSITIONS

Thierry Agullo


du vendredi 19 janvier au samedi 24 février 2001

Exposition proposée par les éditions Al Dante
consacrée à

Thierry Agullo



Le vernissage sera suivi d’une soirée consacrée aux éditions Al Dante



Présentation :

Bordeaux, le 30 janvier 1980. À l’hôtel de l’amie d’Yves Hamon, où elle m’héberge dans une chambre sous les combles. Elle me réveille tôt le matin : la veille, vers 17 heures, près de Baignes, un semi-remorque a franchi la ligne jaune. Collision frontale. La fourgonnette, que j’avais prêtée, est un amas de tôles dans le fossé contre un arbre. Tués sur le coup, Yves Hamon 1 et Thierry Agullo. Agullo, mauvais jeux de mots. Almanach Vermot, ou San Antonio. « Libérez Zina. Eva te faire foutre ». À un réveillon, Poumeyrol, bourré : « Agullo, mégalo, métallo, le peuple aura ta peau ». Puis s’écroule et s’endort. Thierry me raconte son arrivée à Paris à quatorze ans. Il couchait dans le métro, avait faim. Recueilli par un transexuel, il couche une semaine chez elle ou chez lui, qui avait bite et nichons. Se souvient de petits déjeuners fabuleux. Ou ce bar à Pigalle, qui a disparu, le Graff 2 : une odeur de foutre, de sueur et de crasse à couper au couteau. Sur le trottoir d’en face, le Cercle du Panthéon. Le Graff avec, au centre, un bar en rond, était fréquenté par des ambassadeurs, des clochards... Thierry fréquentait aussi la boîte de Johnny Halliday.
Jeux de mots, « le casse de la logique ». En 1977, je vais le voir à Budos près de Sauternes. Crâne rasé, il porte un tee-shirt avec l’inscription : « Les faucilles aiment les marteaux ». Une autre fois, un soir de décembre à Budos, arrive Yves Hamon. Il nous parle des bordels qu’il a connus avant leur fermeture : le plus fabuleux selon lui, c’était le « Zizi Bar » à Auch. Il nous cite aussi l’ « Étrier » à Langon. Il a fait de nombreux métiers : représentant en lingeries féminines, tenancier de bar, brocanteur, avant d’organiser des expositions, dont Les Autres. Budos Grass. Terminus. Le Coulapic. Agullo a habité dans la banlieue de Bordeaux, avec les loubards. « Loubard, c’est une malédiction, on ne le devient pas ».
[…]

Jacques Donguy, extrait de Thierry Agullo ou l’art du comportement, in le Cahier du Refuge 92, janvier 2001






voir aussi :
Al Dante (Manifestations)


lire aussi :
92

sur internet :
Al Dante