ACCUEIL

   
CIPM
AUTEURS
PUBLICATIONS
SONOTHÈQUE
RÉSEAU
BIBLIOTHÈQUE
ARCHIVES
COMMANDE
LETTRE D'INFO
CAHIER CRITIQUE DE POÈSIE

RéSIDENCES

Michèle Métail


en 1998

le cipM a accueilli en résidence du 6 octobre au 6 décembre
Michèle Métail



Une lecture publique bilingue du travail de Michèle Métail aura lieu le vendredi 6 novembre à 19 h 00


OEuvres principales :

“Compléments de noms – poème infini”
Ce poème infini commencé il y a 25 ans est une longue modulation en quête de tous les substantifs existants. Il exploite volontiers la polysémie, le rapport entre sens propre et sens figuré pour se dérouler selon une structure qui l’apparente à une forme musicale : emploi de mots pivots qui permettent de s’orienter vers de nouveaux champs sémantiques. Quant aux “Publications orales”, toujours lues par l’auteur, et dont la durée varie de 10 mn à plusieurs heures, elles se fondent sur les paramètres de la voix : nuance, intensité, débit, caractère, organisés selon des critères qui peuvent être indépendants du contenu (les relevés météorologiques du lieu de lecture, comme à Avignon en 1988).
Le poème compte plus de 20 000 vers, mais depuis longtemps déjà l’auteur ne compte plus...

“Cortex-labyrinthes”
Recueil dont trois poèmes ont déjà été publiés en revue.

“Graphes des jours”
Inédit. Journal du 3.2.98 au 13.5.98. Cent jours, un poème par jour, composé sous forme de graphe à partir de mots prélevés dans le cours de la journée.

“Attention : croisement. Chiasmes, une collection”
Inédit. Présenté lors d’une conférence-performance à la Maison des Écrivains à Paris (décembre 1997). collection de citations illustrant la figure de rhétorique appelée chiasme, mise en parallèle avec des photos de formes en X (échafaudages-graffitis-éléments d’architecture-enseignes...), accompagnée de poèmes et réflexions sur la lettre X, le croisement.

“Voyage au pays de Shu”
Travail en cours. De juin à septembre 98 (dans le cadre d’une mission “Stendhal”), voyage en Chine sur les traces du poète du 12e siècle Lu You, qui rédigea un journal durant sa remontée du Grand Fleuve, de l’actuelle Shaoxing jusqu’au Sichuan. Journal et traductions.

Travaux de poésie visuelle
En collaboration avec Louis Roquin : “La collection du Livre Feint”, plusieurs volumes de collages, photos, au format carte postale : Ana (2 x 100 collages, texte/image à partir de bandes dessinées), Liber (écorces gravées), Sherbrook ouest, Blériot plage (photos)...
Les phénomènes et les tempéraments : deux séries de dix planches doubles. Collages à partir de cartes géographiques et “Poèmes topographiques”.
Deux séries d’oeuvres en hommage à différentes personnes : Quiconque : collage à partir de cartes géographiques et poème topographique sur un lieu en rapport avec le dédicataire. Paroles et musique de... musique visuelle et texte sur le nom du dédicataire.

La série des Gigantextes
Gigantexte 1
En collaboration avec Louis Roquin : poésie, musique, action autour d’une casse géante au texte métamorphosable (Prix I.A.T. de la 11e Biennale de Paris en 1980).
Gigantextes 2
Peinture acrylique sur toiles composant un texte traduit selon le code international des pavillons alphabétiques.
Gigantextes 3 : Matière d’images
Texte tamponné au pochoir sur 26 feuilles de papier goudronné. Action. Musique pour gong de Louis Roquin.
Gigantextes 4 : Les lettres sont des insectes pris dans le filet des mots
Texte composé de lettres découpées dans du papier d’affiche et épinglées dans 26 + 1 boîtes à papillons. Chaque boîte contient un vers de 26 lettres, à la fois indépendant et fragment de la totalité du poème constituée par l’ensemble des boîtes placées dans l’ordre alphabétique. 25 lettres en noir sur fond noir et une lettre rouge, comme un insecte rare. Noir et rouge en souvenir des “carmina figurata” réalisées par les copistes du Moyen-Âge, découpage des lettres au canivet (petit canif), technique employée par les enlumineurs. Double niveau de lecture du texte, entre le proche et le lointain, entre l’apparent désordre dû à l’enchevêtrement des lettres et l’ordre alphabétique des 26 lettres en rouge. Exposé à la Galerie Lara Vincy en mai/juin 1998.


Actuellement en résidence au cipM Michèle Métail entend poursuivre ses “Essais de délocalisation poétique” :
trouver dans un lieu et sa représentation, la matière même d’une création.




voir aussi :
Rencontre avec Michèle Métail (Manifestations)


lire aussi :
Les horizons du sol
70


écouter :
Cent pour cent