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CAHIER CRITIQUE DE POÈSIE

EXPOSITIONS

Eugen Gomringer


Au centre de la poésie concrète


du vendredi 21 octobre au samedi 26 novembre 2005

une exposition de :
Eugen Gomringer

vernissage le vendredi 21 octobre à 18h30
suivi de lectures & interventions par :

Philippe Buschinger, Alain Berset, Eugen Gomringer



Cette exposition est organisée à l’occasion de la publication en français de Constellations. Cet ouvrage est traduit par Vincent Barras de “konstellationen constellations constellaciones” (spiral press, Berne, 1953), et publié par les Éditions Héros-Limite, avec une postface de Philippe Buschinger.

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Eugen Gomringer ou La pensée constellative
par philippe Bushinger (extraits) :


Eugen Gomringer utilise en exergue de son premier manifeste publié en 1955 un mot du maître-livre de Mallarmé, un coup de dés jamais n’abolira le hasard, qui lui permet à la fois de se conforter derrière un garant et de se situer dans un horizon créatif identifiable sans trop de difficultés dans le champ des possibles poétiques d’une après-guerre qui se cherche.

Quand bien même il aurait pu convenir à maints égards de désespérer de la vanité affligeante de toute expression poétique dans le contexte particulièrement traumatique de l’après-guerre, cette affirmation tranchante d’un Mallarmé réadapté à la cause de besoins contemporains lui permet en effet de s’émanciper définitivement des velleités épigonales de ses débuts de poète d’expression traditionnelle et, gardant résolument espoir, de se donner les moyens tangibles de construire un nouvel espace poétique accessible et ouvert aux jouissances de l’ici-et-maintenant de tous les lecteurs. Cet espoir, cette possibilité, ces moyens, tels que mis en avant programmatiquement par l’extrait du coup de dés, on peut les saisir d’un bloc, usant d’un raccouci conceptuel : ce lieu ultime où un rien a lieu par quoi affleure une constellation, c’est “le lieu du reste”.

Dans cette conception de la poésie concrète, prise positivement comme une poésie du reste dont le propre est de s’employer à ne pas prendre son lecteur au dépourvu, le reste se trouve matérialisé. Il s’affiche. Il est matière ostensible, linguistique et typographique.




voir aussi :
Eugen Gomringer - Au centre de la poésie concrète (Manifestations)


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