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La revue Il Particolare - dossier Arno Schmidt


le vendredi 7 avril 2006, à 19h

présentation :
Hervé Castanet, Jean-Pierre Cometti

interventions :
Marjorie Caveribère, Thomas Keller

autour de la revue Il Particolare
et de son dossier consacré à :

Arno Schmidt

photo d'Alice Schmidt, © Arno Schmidt Stiftung



La revue il particolare, art-littérature-théorie critique est dirigée, à Marseille, par Hervé Castanet en collaboration avec Françoise Santon. Elle a publié 14 numéros. Elle est semestrielle.

Qu’est-ce qui l’oriente ? Une thèse. Laquelle ? L’écriture est un traitement du réel – entendu ici comme l’exclu défini du sens, comme ce qui se rencontre comme inassimilable. Le réel, c’est l’impossible dira Jacques Lacan à la fin de son enseignement (années 70). Pour tirer des conséquences de son affirmation, il en sera quitte pour repenser des pans entiers de ses concepts et reconstruire sa théorie.

Comment entendre cette référence au réel qui ne se réduit pas aux formes concrètes de la réalité (biographique ou autre) ? Le concept de style ouvre une voie. N’est-ce pas là un concept vieillot, peu heuristique, vite réduit à la stylistique et à ses méthodes techniques ? Sortons le style de la stylistique et posons ceci : Le style – d’un écrivain, d’un poète, d’un peintre mais aussi d’un théoricien – est inséparable d’un point spécifié de réel – soit ce qui échappe à toute prise du mot, de l’image, de la représentation ou du concept. Précisément, la fonction (et l’usage) du mot, de l’image, de la représentation, du concept est, non point de réduire ce réel, mais de l’épurer, de le mettre aux commandes de l’acte – de l’acte d’écriture, de poésie ou de création d’images. Ce réel est cause.


Extrait :

Pocahontas est le reflet d’un traumatisme collectif. Sortir de la guerre, de la violence, du pêché originel, tel est le rêve de Schmidt, et il n’a jamais inventé d’écriture plus sensuelle, plus sexuelle, plus tendre et affectueuse qu’avec cette oeuvre-là. Le tambour de Grass serait impensable sans Pocahontas et Grass d’ailleurs reconnaît sa dette envers Arno Schmidt, on le voit dans le discours d’hommage qu’il lui fait lors de la remise du Prix Fontane en 1964. La libération sexuelle des années 1960 sera pour Schmidt une déception, car la pratique corporelle ne remplace pas la pratique littéraire qui porte la trace des dégâts de l’Histoire. Pocahontas doit toujours sauver Bomann / Smith / Schmidt. Faut-il pour cela qu’elle continue à se sacrifier ?

Thomas Keller, extrait de : « Pocahontas » ou comment faire l’amour en Allemagne après 1945 » in Il Particolare, 12/13/14.




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écouter :
Selma Wientge [Arno Schmidt]