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EXPOSITIONS

Josée Lapeyrère


Objets-transparents-sonores


du vendredi 3 décembre 2004 au samedi 15 janvier 2005

Une exposition de
Josée Lapeyrère



Comment et pourquoi des portraits de carton, scotch, papier, ficelle, etc. de Patrick Sainton est une exposition double, à l’instigation de l’association Autres et Pareils, qui donnera lieu à deux lectures - l’une au cipM, le 18 janvier 2002, avec Thibaud Baldacci, Olivier Domerg, Pierre Parlant et Nicolas Tardy, l’autre au Musée Ziem, le 8 février 2002, avec Éric Giraud, Jean-Marie Gleize, Nathalie Quintane et Véronique Vassiliou - et à la publication d’un catalogue qui réunira des contributions d’Emmanuelle Bayamack-Tam, François Bazzoli et Frédéric Valabrègue, outre celles des auteurs déjà cités.
Une partie de l’exposition sera visible au centre international de poésie Marseille du 18 janvier au 23 février 2002, l’autre partie au Musée Ziem à Martigues du 6 février au 26 mai 2002.


« Je n’ai jamais cherché qu’à redonner à la langue française cette densité, cette matérialité, cette épaisseur (mystérieuse, bien sûr) qui lui vient de ses origines les plus anciennes…j’ai voulu… regarder en face la langue maternelle, mais aussi bien la langue grand-maternelle ou des aïeules encore plus anciennes… »

Francis Ponge



« En regardant ces objets, à partir des lettres et des mots écrits sur la transparence, viennent vers moi, sonores et anonymes, des interjections, des sortes d’appels, où ? quoi ?, qui va là ? des ordres parfois, des voix proches ou très lointaines plus ou moins douces, des voix de toujours. C’est peut-être ça être un peu éternels. Pris ici par le biais, non pas de la langue, mais de la voix ou encore par le biais du simple fait de dire.

Pour tous ceux qui savent lire, et en tout cas pour moi, les mots dans les livres ont la particularité de véhiculer en silence la sonorité d’une voix – laquelle ? – Il ne me semble pas que j’entende une voix particulière, mais plutôt une voix « universelle », « anonyme », ou encore mieux le son des lettres – « la voix des mots », une voix issue des mots eux-mêmes, d’autant plus sonore que je vois le corps des lettres.
Et ma pensée qui défile, est-elle sonorisée ? Sûrement ! mais par quelle voix ?
et s’écrit-elle ? Je n’arrive pas à le définir.

A un autre niveau, je suis fascinée, j’y reviens toujours, par ce moment de phonétisation de la figure qui va aboutir à l’écriture – et dans le passage d’une écriture en images, hiéroglyphique , à une écriture alphabétique. D’où, mon goût pour les rébus et surtout pour ce moment où après avoir déchiffré le rébus, les images qui l’ont écrit disparaissent au profit de la signification (phonétique), ce moment où, afin d’entendre, on refoule l’image. Le moment où 1chat+1 grain vous font pleurer, où un chat+un pot vous font craindre un vent trop fort, où une main qui tient représente le maintenant..
Là où le chat commence à perdre ses moustaches, tandis que la lettre se constitue - à travers la sonorisation phonétique. Les objets-transparents-sonores, dans leur simplicité, ont à voir avec tout ça : la voix, l’écrit, le son, le visuel, l’image, le trait, le silence, l’absence. »

« Ce qui m’intéresse ici, avec mes silencieux objets sonores-parlants, c’est la transparence du support non pas en tant que telle mais en tant – je dis ça dans l’après-coup pour justifier ou éclairer mon intérêt exclusif pour cette transparence – qu’elle permet, en trompe-l’œil, de figurer le non-figurable, soit l’AIR immatériel et l’immatériel de la VOIX – silencieuse-sonore - que portent les lettres colorées comme volant dans l’air, posées dans l’air et de typographie variables. »

Josée Lapeyrère




voir aussi :
Josée Lapeyrère - objets-transparents-sonores (Manifestations)


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