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EXPOSITIONS

Jean Le Gac


Le peintre à cheval


du vendredi 4 juillet au samedi 6 septembre 2003

Une exposition de :
Jean Le Gac



L’œuvre de Jean Le Gac se développe dans un écho permanent entre l’écriture et l’image. Il nous parle de Peinture, dessine, photographie… met en scène, et donne à voir le roman de la vie d’un peintre mythique. Il explore le champ des arts plastiques contemporains et s’inscrit dans la polyvalence de cette discipline.

Dans la série Le peintre à cheval qui magnifie le genre du roman-photo, il apparaît en personne et en situation sur chacune des photographies. Le Peintre, concentré sur le "motif", inlassablement pris par son travail, même à cheval et en position instable, est étranger au monde qui l’entoure, comme décalé des scènes mélodramatiques qu’il a imaginées. Aux alentours, le héros d’un nouveau roman, implicitement et avec humour, côtoie certaines figures de l’histoire de l’art : la mariée, l'odalisque, etc.… Fidèle à sa double démarche, des textes accompagnent les photographies, ils sont extraits du film Le peintre, in Memoriam.

Né en 1936 à Tamaris dans le Gard, Jean Le GAC, professeur de dessin, n'est guère tenté par une carrière conforme aux tendances qui dominent les années soixante, et ses premières activités (promenades, envois postaux) s'affirment en marge des catégories admises, comme celles de Boltanski qu'il connaît depuis -1966. Passionné de littérature, il en vient à proposer, d'abord dans de modestes cahiers juxtaposant photos et textes également allusifs, le récit des faits et gestes d'un peintre anonyme : ce matériel narratif l'autorise à se définir comme "artiste-peintre", projetant ses problèmes, ses doutes et ses humeurs sur son double. Présenté par H. Szeeman à la Documenta V dans le cadre des "Mythologies individuelles", Le Gac est alors intégré dans un "Narrative Art" aux côtés de Boltanski, Messagier ou Gerz.

Son travail rejoint progressivement la présentation classique de la peinture : photos et textes (eux-mêmes photographiés) s'organisent en panneaux encadrés, sans renoncer à l'aspect livresque (le Peintre de Tamaris, 1989, Introduction aux œuvres d'un artiste dans mon genre, 1987). Depuis 1981, il reproduit avec les techniques traditionnelles (fusain, pastels) des illustrations empruntées à la littérature populaire, qui permettent à son personnage de vivre de nouvelles aventures, toutes également stéréotypées, et complète ses images par des objets (machine à écrire, appareil photo, projecteur de cinéma) évocateurs d'une mise en scène ou d'une fiction qui n'en finit pas de mettre en abîme ses procédés: l'œuvre de Le Gac s'élabore sur l'absence d'œuvre de son héros.
"Je ne parviens plus à croire comme certains que l'art moderne fait encore question. Pour moi, l'histoire de l'art moderne a été vite plébiscitée. C'est aujourd'hui une vieille dame assez conformiste qui ressasse ses souvenirs."
Jean Le Gac.




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