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CAHIER CRITIQUE DE POÈSIE

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Toi aussi tu as des armes


Poésie & politique


le vendredi 20 avril 2012, à 19h00

Interventions, lectures avec
Nathalie Quintane, Jean-Christophe Bailly, Jean-Marie Gleize



Soirée organisée dans le cadre de Le peuple manque-t-il, une proposition de Alphabetville, du 5 avril au 19 mai 2012.
Présentation de l'ouvrage collectif
Toi aussi, tu as des armes, paru aux éditions La Fabrique en 2011.


-

Extraits :

le désir existant dans le cœur d’une puissance de rebond
transformant la chute en série
s’ensuivrait rythmiquement une sorte de fontaine ou de blues
une percussion de cordes étendue à la voix
dont les noms, épars puis réunis en phrases
seraient les archets, les tambours
: ce qui fait qu’avec des fleurs lointaines
presque séchées dans l’air le tremblé
d’un espace distendu formerait une simple chambre
tout le dehors replié dans cette intimité devenant la nuit
[...]

Jean-Christophe Bailly, in ' ' ' Le Cahier du Refuge ' ' ' 210, avril 2012



Cette histoire est l’histoire de la poussière.

… « nous n’avons rien d’autre que le temps, seulement le temps, c’est notre cabane ».

Au commencement du livre je dis que T coule en moi « comme de la poussière ».
… il coule
« des images invisibles. Celles du fond de la rivière. Couché sur le pont je regarde entre les planches. Je voulais voir le bruit de l’eau. »
Elles coulent. L’eau du lavoir et de la rivière.
La poussière coule en moi comme de la lumière. L’eau invisible et nue,

un son de prière ou de psaume, un son de poussière végétale.

Ainsi m’adressant à toi je peux te confirmer les principaux articles de notre méthode :
[...]

Jean-Marie Gleize in ' ' ' Le Cahier du Refuge ' ' ' 210, avril 2012



(...) Comme je m’en voulais, j’interpellai Jean, en contemplation devant un olivier centenaire :

– Ton colonel de l’armée turque, là, tu ne crois pas qu’il dégage plus que la moyenne ?

Pas de réaction. Je vis Jean, de dos, porter les mains au centre vitruvien de son corps, bouger un peu les bras, puis un jet pâle inonda la poussière à trente centimètres de lui, et les cailloux.

– Je ne dis pas que tu t’es laissé emporté, je ne le dis pas. Mais par exemple, quand tu commences par cette métaphore de dingue une sébile en vraie viande crue pour donner l’idée d’un mendiant, tu ne penses pas que tu aurais pu t’abstenir d’ajouter exige l’obole avec trois doigts translucides ? C’est les trois doigts translucides qui me gênent. On débute dans la barbaque et on termine avec un conte de fées. Note que je ne sous-estime pas l’intérêt de l’association : ça dit quelque chose à beaucoup plus de monde. Mais personnellement, j’aurais supprimé les trois doigts.

Ses bras font un petit mouvement de bas en haut. Il enfonce sa main droite dans la poche droite de son treillis, la main gauche dans sa poche gauche.
[...]

Nathalie Quintane, in ' ' ' Le Cahier du Refuge ' ' ' 210, avril 2012






lire aussi :
210


écouter :
Basse continue - chant 44 (extrait)
Bibliographie - fragments
Dans le journal que j'ai sous les yeux... (deux extraits séparés d'un commentaire)

sur internet :
Alphabetville