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La collection "Fiction à l'Œuvre"


éditions Confluences / FRAC Aquitaine


le vendredi 23 novembre 2012, à 19h00

Présentation de la collection dirigée par :
Claire Jacquet, Éric Audinet

Suivie de lectures de :
Valérie Mréjen, Frédéric Léal

© Hubert Duprat, Sans titre, 1989 - photographie : Frédéric Delpech, ADAGP



La collection Fiction à l’oeuvre (éditions confluences / Frac Aquitaine), dirigée par Éric Audinet et Claire Jacquet, invite un écrivain à s’emparer d’une œuvre de la collection du Frac Aquitaine pour produire un récit, comme autre forme de discours autour de l’art contemporain.

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Présentation :

La Bonne Réputation endormie, photographie noir et blanc de Manuel Álvarez Bravo prise à la fin des années 1930 à Mexico, montre une jeune femme nue étendue sur une couverture étalée au sol. Les yeux fermés, elle s’offre au soleil avec sensualité sur une terrasse. Ses chevilles et ses cuisses sont entourées de bandages blancs laissant apparents sa poitrine et son pubis. Des cactus disposés près de son corps suscitent une irrémédiable impression de malaise, tant la douceur cohabite avec ces plantes sphériques aux épines pointues. Le modèle semble se gorger de soleil, de même que ces plantes grasses stockant dans leurs tissus des réserves de « suc » pour faire face aux longues périodes de sécheresse. C’est à la requête d’André Breton que Manuel Álvarez Bravo, photographe local, entreprit de réaliser cette image pour illustrer le catalogue de l’exposition surréaliste organisée dans la capitale du Mexique. Cette photographie, très célèbre, fait désormais partie de l’Histoire de la photographie. L’oeuvre de Manuel Álvarez Bravo est marquée par le désir d’exprimer l’identité du peuple mexicain, notamment l’héritage religieux (l’idée des cactus vient de la déesse de la vie et de la mort), mais aussi la vie à l’air libre, les scènes de rue, et prouve les contacts entre le surréalisme d’Europe et d’Amérique Latine.

Valérie Mréjen



Sans titre, 1989, œuvre de Hubert Duprat, est une imposante installation éphémère constituée de béton. Bien qu’il ne possède pas d’atelier, l’artiste s’inspire de cet espace de travail pour en extrapoler une forme. Elle n’en est donc ni la représentation, ni la « reconstitution ». « Entre le microcosme des larves et le macrocosme des étoiles, il y a l’atelier qui est l’espace du moi agissant, écho et centre métrique du monde à la fois sujet et objet de représentation » explique Duprat. De cet espace initial demeure le mur du fond, sur lequel court le tracé de la porte et de la plinthe gravé dans le matériau ; puis, l’amorce des murs latéraux et le sol surélevé. Ce volume compact et massif, impraticable autrement que mentalement, vient s’encastrer dans la totalité de l’espace qui le reçoit, tributaire de sa forme et de ses proportions architecturales. Cette oeuvre invite, dans chacune de ces situations, à une nouvelle perception du lieu qu’elle transforme en se l’appropriant.

Frédéric Léal




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