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CAHIER CRITIQUE DE POÈSIE

LE REFUGE EN MéDITERRANéE


Caroline Sagot-Duvauroux

Canto Rodado

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cipM, avril 2014
ISBN : 979-10-91911-15-5




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Extrait :

Et l'homme fabrique l'arbre en l'épousant. Pour que l'arbre ne meurt pas. Pour que l'arbre ne meurt que d'un crime non pas d'être. Pour que l'arbre totem survive à l'oeil et aux mains dans l'oeil du prochain clampin qui abordera de l'oeil, l'arbre.
Et l'homme accroche son visage à l'arbre. Non pour nommer l'arbre à son visage mais pour que visage d'homme, n'importe quel ce visage d'homme, continue d'envisager le monde.

Les nuages? Les nuages. La physionomie du monde.

Pour dire qu'un homme a passé parmi les nuages et qu'il a relevé de ses longs ongles affûtés comme des pinceaux, le rouge des cochenilles sur les chênes kermès et les trajets des serpents sur le sable des déserts.
Pour dire que la fille d'un potier, un jour a tracé sur un mur, l'ombre de son fiancé, afin qu'il ne meurt pas, afin qu'elle ne meurt pas. Et le potier le père a rempli l'écart de sa trace féconde. Et la peinture s'est inventée dans l'obscurité incestueuse qu'un tracé partageait.
Fut une aurore, cette mille et unième nuit dans un Ouarzazate quelconque parmi les fils et les filles et des cousins des frères. Et tout ça fut grégaire. Fut grégaire la peinture du peintre tenu par sa tribu, la tenant en symboles et en joie.

[...]










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voir aussi :
Caroline Sagot-Duvauroux (Résidences)