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Forum de la poésie

Forum de la poésie 2014


en avril 2014



Florence Pazzottu, Anne Houdy, Esther Salmona, Sabine Tamisier, Arno Calleja, Sarah Kéryna, Emmanuelle Bentz, Dorothée Volut, Nicolas Tardy, Paul Anders



Collège Gaston Defferre (Marseille)
Avec Florence Pazzottu, Sylvie Serre (enseignante), et une clase de 3ème.


Il n’y aurait pas assez des pages précieuses de ce cahier pour y inscrire toutes les incroyables fulgurances d’esprit de ces très jeunes gens, mais ce qui suit dit assez, je l’espère, l’irremplaçable liberté de mouvement de cette pensée-en-poèmes, son irréductible singularité, et ce qu’elle offre, toujours, d’étonnement pour tous.

Florence Pazzottu.



Collège Vieux Port (Marseille)
Avec Nicolas Tardy, Anne Giovannoni (enseignante de lettres), et une classe de 3ème.

Travailler la liste et la répétition. Prélever dans des journaux et découper dans des romans. Construire une histoire autour d’une phrase ou d’onomatopées. Écrire l’histoire mouvementée de personnages dont les noms ont disparu. Trouver de nouvelles relations aux objets. Aller au Musée Cantini écrire des vers en comptant sur ses doigts face aux tableaux. Nourrir un générateur de texte avec ces vers (http://vieuxport.fr/poeme/). C’était le temps d’écrire.
Et au passage entendre, puis lire, des poètes : le français Anne-James Chaton ; les américains Lydia Davis et Vito Acconci ; le hollandais K. Schippers ; l’autrichien Ernst Jandl. C’était le temps de découvrir. Et remercier encore et encore messieurs Berroir et Lignon, professeur de mathé- matique et informaticien, pour la construction du générateur de poèmes. Et remercier monsieur Sabathé, professeur de musique, pour avoir trouvé une forme aux lectures collectives. Et remercier madame Giovannoni pour son implication de chaque instant. Et remercier tous les élèves de la 3e 4 d’avoir repoussé leurs limites durant ces trop rapides 20 heures. C’est maintenant le temps de lire.

Nicolas Tardy.



Collège Yves Montand (Allauch)
Avec Dorothée Volut, Sonya Arslanian (enseignante de lettres), et une classe de 6ème.

Chers 28 élèves,

De mon village du tout Haut-Var, en ce jour de vent et de soleil, à quelques jours de Pâques, je vous écris pour vous dire combien ces trois mois d’ateliers avec vous furent un plaisir. Au-delà des kilomètres parcourus dans le tout petit matin pour venir vous rejoindre chaque jeudi, cette traversée des paysages dans l’aube – Sainte- Baume, Sainte-Victoire et Pays de l’Étoile – était une belle préparation. Je quittais ma maison dans la nuit et quand j’arrivais dans votre classe, c’était pleine lumière. Avec vous, le jour se levait.
C’est un peu à l’image de ça que j’ai vécu chacune de nos rencontres. Votre curiosité, votre écoute, vos délicates sensibilités en éveil, tout cela vous a permis de vous frayer un chemin au milieu des poèmes que je vous lisais. Vous découvriez différents types d’écritures poétiques, ça vous étonnait. Chaque fois que je vous ai proposé une nouvelle direction à explorer, vous avez accepté de « jouer le jeu ». Votre ouverture d’esprit m’a touchée et elle a donné de beaux fruits à travers les lignes que vous avez écrites. À ce titre, notre rendez-vous dans la bibliothèque de poésie du cipM fut un très beau moment, où écriture et émotion ne firent soudain plus qu’un. Dans ce lieu porteur, je vous ai sentis prendre votre envol. Comme si vous grandissiez d’un coup sous nos yeux d’adultes et osiez écrire à votre dimension intérieure. Magnifique.
Je tiens à remercier profondément la confiance de votre professeur, Sonya Arslanian. C’est elle qui a permis une relation libre entre vous et moi, ce qui est la condition à tout travail d’atelier.
Voici retranscrits dans ces pages quelques-uns de vos poèmes – premières publications. J’ai envie de vous dire : « La porte est grande ouverte, continuez... ».

Dorothée Volut.



Collège Jacques Monod (Les Pennes-Mirabeau)
Avec Emmanuelle Bentz, Audrey Sabardeil (enseignante), et une classe de 6ème.

Ah ! La dernière heure de notre dernière rencontre. Mon meilleur souvenir avec vous.
Un élan d’enthousiasme s’est engouffré dans la salle, à notre grand étonnement. Enfin, tous ensemble.
Plusieurs fois le long de nos rencontres nous l’avions pressenti par-ci par-là, individuellement, mais toujours bridé par l’indolence ou peut être par la peur de mal faire.
Mais cette dernière heure a balayé les mauvaises habitudes et les appréhensions et vous a permis de prendre du plaisir avec les mots et ce plaisir, vous avez su nous le communiquer, merci, ça fait du bien.

Emmanuelle Bentz.



Collège Gyptis (Marseille)
Avec Sarah Kéryna, Emmanuelle Bouqueau (enseignante de lettres), Jérôme Toupiac (professeur documentaliste), et une classe de 3ème.

Un collège tout neuf, logé au cœur des collines. Tous les lundis, avec vous, dans le CDI.
Au début, j’ai le trac : vous êtes ma première classe de 3e, je suis impressionnée. Je lis pour vous à voix haute des textes de George Perec, de Raymond Federman, de Christophe Tarkos, de Françoise Héritier, Francis Ponge, Claude Roy, Michèle Grangaud, ainsi que des poèmes d’adolescents. Plus tard, au cipM, lors d’une sortie avec la classe, vous verrez des livres d’artistes et entendrez la poésie sonore de Bernard Heidsieck.
Souvent, vous êtes perplexes, et néanmoins intéressés, curieux : “C’est étrange cet auteur qui parle de son corps”, – et ça ne vous fait pas rire. Vous posez des questions : “On peut écrire un poème sur un objet ?” Dissipés parfois, – surtout quand il s’agit de vous concentrer –, vous déambulez dans ce chemin de traverse qu’est pour vous la poésie, entre décontraction et sérieux, puis, peu à peu, “vous entrez dans la danse”.
Et ça marche!
Vous vous lâchez, comme ce jour où j’ai lancé ce jeu autour des expressions. On dirait même que vous vous amusez. Oui, le plaisir est palpable, et cela est agréable à entendre ! Chaque lundi je rentre chez moi remplie de votre énergie, contente de ce que vous avez donné.
Durant ces séances auprès de vous, madame Bouqueau et monsieur Toupiac veillent au grain, ils m’accompagnent, m’assistent, me soutiennent, vous aident à taper vos textes, à les “répéter” vous rappellent à l’ordre s’il le faut. C’est un vrai travail d’équipe, que nous avons accompli, et cela est important.
À eux, à vous, je voudrais dire un grand merci.
J’ai choisi ici quelques-uns de vos textes, qui, à votre image, sont variés, vivants, drôles et graves.
Bien à vous.

Sarah Kéryna.



Collège Moustier (Gréasque)
Avec Arno Calleja, Elsa Labrot (enseignante), Anne Barral (documentaliste), et une classe de 4ème.

J’ai vraiment passé de très beaux moments dans cette classe. Ça a d’abord été grâce à la présence et au soutien d’Elsa Labrot et d’Anne Barral, et je voudrais ici les remercier. Ça a surtout été grâce à vous, chers élèves de 4e 6, qui m’avez généreusement suivi dans cette aventure, malgré les “bizarreries” poétiques que je vous proposais chaque début de séance. Qu’il s’agissait d’expérimenter des proses rythmiques, répétitives et dynamiques ou de s’essayer à des écritures plus tendues, brèves et condensées, vous avez toujours été partants, vifs, joueurs et ouverts. C’est rare, et je vous en remercie chaleureusement. Je serais fier et heureux que vous gardiez en mémoire notre rencontre. Restez toujours étonnés devant le monde et inventifs devant les mots comme vous l’avez été tout au long de cet atelier.

Arno Calleja.



Collège Les Matagots (La Ciotat)
Avec Sabine Tamisier, Pauline Negrel-Paulhan (enseignante de lettres), Céline Sassatelli (documentaliste), et une classe de 6ème.

C’est mardi, vendredi, l’heure de mon rendez-vous hebdomadaire avec vous, élèves des Matagots, chahuteurs, bavards, bougonneurs, mais SURTOUT, attachants et rieurs, passionnés, motivés, beaux brins de poètes en herbe avec lesquels j’ai eu tant de plaisir à travailler ! Cette joie de vous amener à écrire sous le regard bienveillant, patient et exigeant de Pauline, et sous celui de Céline qui a toujours chaleureusement accepté que nous envahissions l’espace du CDI. À elles deux, mille mercis : elles ont été toutes ouïes face à vos écrits, et les ont patiemment retranscrits et mis quelquefois en ligne sur le blog du CDI. À vous tous, d’autres milliers de mercis pour vos textes et la lecture que vous en avez faite à la BDP, avec cette surprise, cette ode et ces mots qui m’étaient destinés et que je n’oublierai jamais... Continuez !!!

Sabine Tamisier.



Collège Pesquier (Gardanne)
Avec Esther Salmona, Johanne Guidini (enseignante de lettres), Véronique Cavalasca (documentaliste), et une classe de 3ème.

Avec la classe de 3e 5 du collège Pesquier de Gardanne, nous avons exploré les mots liés aux lieux et à la perception en mouvement lors d’un parcours dans la ville, les éclats de son et de couleur, le portrait collectif basculant vers le fictif kaléïdoscopique, les dialogues pris dans cinq pieds, la somme d’étrangeté dans le quotidien... Des opérations plus ou moins ténues, des rapprochements, des passages par des filtres ont permis l’apparition de l’écriture poétique, dont les élèves se sont emparés avec un enthousiasme puis un engagement qui n’ont eu de cesse de croître tout au long de l’atelier.

Esther Salmona.



Collège Marie Mauron (Cabriès)
Avec Anne Houdy, Anne Blanchet (enseignante), et une classe de 6ème.

C’est le jeudi que je rencontre en demi-groupe les élèves de 6e de Madame Blanchet. Ils sont vivants et très impatients. J’ouvre la première séance avec une lecture de Penser/Classer de Georges Perec, ce qui suscite l’étonnement. Suivent Jacques Rebotier, Paul Fournel et ses Tables Fournelliennes. Il faut se risquer. Pain, peu, pois... les mots se comptent sur le bout des doigts, s’emboîtent et se posent en équilibre les uns sur les autres. On mêle les mathématiques à la poésie, on recompte, on rature, on revoit, on change l’ordre des mots. Et la façon dont se réorganise et s’inscrit le poème sur la page donne une idée du fonctionnement de la pensée. Ensuite, il faut s’engager dans la lecture et ce n’est pas si facile de s’exposer, d’inscrire son corps et sa voix dans l’espace. Merci à chacun d’entre vous, d’avoir pleinement assuré et partagé ces beaux instants.

Anne Houdy.



Collège LePrince Ringuet (La Fare les Oliviers)
Avec Paul Anders, Angèle Rostand (enseignante), et une classe de 5ème.

Cette année dans votre classe de 5e G du collège La Fare-les-Oliviers, j’ai goûté le grand silence qui se donnait parfois à l’écriture de vos textes. J’ai perçu sur vos visages, la surprise, la curiosité, l’agitation intense même pour certains de découvrir où vous emmènerait votre phrase-chemin. Nous nous sommes entourés de Georges Perec, Ghérasim Luca, Richard Brautigan, nous avons Yododoker et Kassaler. Vous vous souviendrez de la mise en élan de l’écriture par « ricochets » des mots à la surface de l’air et votre appétit à en inventer.
Merci à votre professeur Angèle Rostand pour ses encouragements à vous mettre vos mots à la bouche : le temps de la lecture publique était, lui aussi, savoureux.

Paul Anders.






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