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Les Belles Etrangères

Les Belles Etrangères : Russie


le jeudi 25 novembre 2004, à 18h30

Lecture/rencontre avec
Lev Rubinstein, Ilya Kotcherguine, Iouri Mamleïev



Dans le cadre des « Belles Etrangères », consacrées cette année à la Russie, le cipM et l’association des [Libraires du Sud] vous convient à la brasserie Les Danaïdes, pour une lecture/rencontre avec trois auteurs russes.


présentation :

La littérature russe à l’honneur - du 15 au 28 novembre 2004

Organisées par le Ministère de la Culture et de la Communication depuis 1987 et mises en œuvre par le Centre National du Livre, les Belles Etrangères veulent favoriser la découverte des littératures étrangères contemporaines. Le principe de la manifestation repose sur l’invitation, en novembre de chaque année, d’un groupe d’écrivains d’un même pays ou d’une même aire linguistique et l’organisation d’une série de rencontres dans toute la France, en partenariat avec des librairies, des bibliothèques, des universités et des associations culturelles.

"Au gré des vicissitudes historiques et politiques, les lecteurs français sont périodiquement conviés à redécouvrir la littérature russe. Naguère, contre l’avis de Melchior de Voguë, un Maurice Barrès fustigeait les amateurs de ces « nourritures trop épicées » qu’étaient à ses yeux Dostoïevski et Tolstoï. Plus près de nous, alors qu’on n’en avait que pour les auteurs bolcheviques, Marcel Péguy se faisait un devoir de rappeler l’existence en France des écrivains de l’émigration, tels qu’Ivan Bounine, Ivan Chmeliov, Marina Tsvetaïeva... Aujourd’hui encore, plus que jamais, pour comprendre vraiment la Russie, il est nécessaire de s’immerger dans sa littérature et les Belles Étrangères offrent l’opportunité de se convaincre que la littérature russe existe bel et bien. Il est vrai que la production des premières années de l’après-1991 n’inclinait guère à l’optimisme. La liberté de parole apparue pendant la perestroïka ne suscita pas l’Âge d’or que l’intelligentsia russe avait pu attendre. Quand la très « sérieuse » revue Novy Mir se vendait encore à plus de deux millions d’exemplaires, grâce surtout à la publication de L’ Archipel du Goulag, Agatha Christie ou Angélique marquise des anges, avec des tirages à cinquante millions d’exemplaires, restaient le moteur de l’explosion éditoriale. Les auteurs de l’époque soviétique passèrent à la trappe du jour au lendemain, à l’exception de ceux qui avaient été bannis, comme Iossif Brodsky (auquel Olga Sedakova rend hommage) ou Alexandre Soljénitsyne, dernière figure du Grand Écrivain dont les lettres russes furent si prodigues... Désacralisée, trop compromise avec le régime, la littérature russe, confondue avec la littérature soviétique, disparut des étals au profit des auteurs traduits, toutes catégories confondues. À contre-courant, soutenues par une poignée de critiques, les « grosses » revues, devenues confidentielles mais présentes en ligne sur Internet, et quelques nouvelles petites maisons d’éditions, comme Vagrius ou Text, puis Ad Marginem s’obstinèrent à publier des auteurs nationaux..."

extrait de l’avant-propos de l’anthologie des Belles Etrangères Russie, dirigée par Anne Coldefy-Faucard et Michel Parfenov, coédition Centre National du Livre / Actes Sud, 2004




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sur internet :
Belles Étrangères (Les)