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SON Woul-Woun


en 2007

le cipM accueille, du 15 janvier au 15 avril, en résidence
SON Woul-Woun




Une lecture publique bilingue du travail "marseillais" de SON Woul-Woun aura lieu le samedi 17 février à 18 h 00


Aller à Marseille

C’était quand ? Peut-être en pleine jeunesse bleuâtre. Sur une période de quatre semaines, j’avais écrit dix poèmes ; c’était peut-être il y a vingt ans. Restant enfermé dans une petite chambre, telle une grotte où personne ne viendrait me chercher, je ne faisais qu’écrire des poèmes. Dans la maison, jour et nuit, le propriétaire n’était jamais là, et lorsque l’horloge du salon sonnait, je sortais de l’immersion des poèmes un instant – je regardais le ciel glacé de l’hiver. C’était la fin des années de faculté, mes condisciples se préoccupaient de trouver un emploi – de mon côté, je soupirais après de longs moments de silence sur les questions qui m’étreignaient : douleurs de douillets que les questions d’emploi... tout cela ne m’importait pas. Seul comptait le sens que ces poèmes avaient pour moi : le questionnement portait alors, tout naturellement, sur le sens de la vie – tout bien réfléchi, je me rends compte que la vie que j’ai bâtie repose sur les questions que je posais à l’époque.
De nouveau, j’ai l’occasion de poser les termes de ce questionnement : mes poésies, ma naissance, ma mort... Regards se promenant sur les nuages d’un port étranger, au gré des vents – ces vents qui me portent depuis toujours.

Le 16 juin 2006





voir aussi :
Rencontre avec SON Woul-Woun (Manifestations)


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