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CAHIER CRITIQUE DE POÈSIE

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Des Grands soirs aux Petits matins


ou Plus belle la poésie


le vendredi 27 mars 2009, à 19h00

Présentation de la collection "Les Grands Soirs", des éditions Les Petits Matins, par le directeur de la collection
Jérôme Mauche

suivie de lectures d'extraits de textes édités dans la collection :
Mathieu Larnaudie, Joseph Mouton, Nicolas (& J. Kikomeko) Rollet



Présentation :

« [...]
Ainsi Stéphane Rosière, après une vie interlope à New York puis Istanbul, s’installe dans le quartier sympa du Mistral à Marseille. Mais sa plus jeune fille, Ninon, dite Éric Houser (« Et vous, vous ne vous êtes jamais est jamais travesti(e) ? ») n’entend pas demeurer dans cette ville de ploucs (malgré la présence it self dans les parages du centre international de poésie Marseille).
Traînant dans les venelles du quartier (joliment reconstituées d’ailleurs à la Friche Belle de Mai), il croise sans plus tarder alors la mystérieuse et belle Cole Swensen (guest star) qui à bord de son voilier Nef lui promet de gagner les States (barré par le trouble matelot et traducteur, Rémi Bouthonnier). C’est le rêve potentiel maximal de tout poète d’expression française. Enfin l’Amérique ! La Traduction.
Placé devant le fait accompli, l’innocent Ninon Houser découvre alors l’horrible secret de son père qui n’est revenu sur place qu’afin de manigancer l’inoculation live (gros plan réel sur le vieux Port) : rappel historique éducatif, Marseille a été ravagée par la Peste en 1832, du germe de l’épuration ethnique, dont géographe de formation il est un spécialiste en effet internationalement reconnu.
Abasourdi par cette nouvelle, et suite à une sombre histoire de sms, il se confie à Anne Parian, la séduisante styliste et photographe de son état, qui revient à Marseille à la recherche (outre du lieu de sa naissance) d’une insertion professionnelle. Piquée au vif, elle égale jonchée, sa toute dernière ligne de vêtements qui fait sensation (même si elle s’avère un peu spéciale à porter).
[…] »

Jérôme Mauche, Des Grands soirs aux Petits matins, ou Plus belle la poésie, extrait du ' ' ' Cahier du Refuge ' ' ' 177, mars 2009


La collection de littérature expérimentale et de poésie « Les Grands Soirs » éditée par Les Petits Matins est adossée à la maison d’édition Le Tigre bleu laquelle procède à la novellisation du feuilleton Plus belle la vie.


Extraits :

Inerte ou l’énonçant, comme au nom des infimes l’infinité s’éprouve,
arrimé au pluriel, échancrant la dissolution au commun de la négation
ou signant
si parcouru d’essaims vifs, le son inusité qui règle les transports.

Ici la voix grésille.
Segments pour parasites : insufflés, perturbants, partiels, grilles implémentées,
simulent nos étouffements.

Plus loin le tarmac est dégagé.
Un boeing de la Lufthansa décolle.

Rougie l’ampleur signalétique : rien d’autre dans le champ de vision
et suffisant, qui ne s’épuisera pas.

Son persistant mais position sans l’énoncer.
Figure découverte alors.

Mathieu Larnaudie, Espace effraction, extrait du ' ' ' Cahier du Refuge ' ' ' 177, mars 2009



[…]
Il faut que je voie K., qui n’habite pas ici en effet, mais pas très loin, juste dans la rue qui passe derrière. Marchant dans cette rue charmante, arborée, résidentielle (or les façades en retrait sur ma droite ne constituent-elles pas le côté rue du côté jardin que l’on voyait défiler tout à l’heure ?), j’avise tout de suite la villa de mon ex-belle-soeur (soeur de K.), tiens ! je dois leur dire un mot à eux aussi, et puisque l’occasion se présente… Alors que je gravis une volée de marches en direction de la porte d’entrée, elle s’ouvre et je vois apparaître mon ex-beau-frère dans l’entrebâillement, avec sur le visage une expression si craintive que je comprends tout de suite la situation : j’avais une chose à vous dire, mais ça peut attendre, je repasserai (naturellement, les malheureux sont en pleine scène de ménage !). Je poursuis mon chemin vers chez K. Une jeune Gilberte légère me dépasse, me reconnaît, m’aborde. C’est une ancienne amante à moi. Oh ! me dit-elle, j’ai oublié des fleurs chez tes parents, ne puis-je pas venir les reprendre ? J’ignore ce qu’elle veut dire, mais je me rends à sa demande.
[…]

Joseph Mouton, Le Luxe, extrait du ' ' ' Cahier du Refuge ' ' ' 177, mars 2009



(sur IV)

un peu alors un peu moins oldschool se décident à moins les aspérités, le compte-rendu rétif du multiple rétif :

Contremultiple #106

Une urbanité en exposé, (pas encore) ses éléments constitutifs bruts, en empilé miniature, au second plan se dénature deux faux arbres et deux vrais réverbères, Est le/du mobilier urbain ; l’on en devine le sol terreux, les détritus constellés et le précipité qui (se) sédimente. Elle essaie de recoller un petit bout déchiré sur le côté du multiple, toujours quand il passe au tri le multiple s’abîme ; passe et réitère son pouce humidifié et dé-couvre alors un troisième plan, un autre monticule aux mamelons aigus ; s’opposent des surfaces inégalement chaudes, de l’aigu du chevelu, de l’ordonné adventice.
[…]

Nicolas Rollet (& J. Kikomeko), extrait du ' ' ' Cahier du Refuge ' ' ' 177, mars 2009






lire aussi :
177


écouter :
8 août
La constituante piratesque (extrait)
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sur internet :
Les Petits matins