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CAHIER CRITIQUE DE POÈSIE

MANIFESTATIONS

Les éditions Cadex


le vendredi 17 avril 2009, à 19h00

présentation :
Hélène Boinard

lecture :
Daniel Biga, Pierre Cendors, Marcel Moreau



présentation :

Les éditions Cadex sont nées comme naissent les aventures improbables. Non sur un coup de tête — le désir avait eu le temps de mûrir — mais dans l’aveuglement que la nécessité impose. Gérard Fabre a exercé plusieurs métiers très éloignés de l’édition (il faillit même devenir footballeur professionnel) lorsqu’en 1985 il décide de répondre à l’appel que lance en lui la poésie. Le premier titre, Erratiques, de Jean-Claude Hauc paraît en janvier de l’année suivante. La poésie trouve rapidement des formes diverses et variées pour venir alimenter le catalogue des éditions Cadex (dont le nom vient des CADavres EXquis chers aux surréalistes) : poèmes, carnets, textes de prose compacte ou trouée, échappées belles. Cadex publie des livres réfractaires aux étiquettes : textes écrits parfois en marge de l’oeuvre, chemins de ronde ou de traverse, compagnonnage entre un écrivain et un peintre parfois.
[…]

Hélène Boinard (directrice des éditions Cadex), Éditions Cadex, la marge comme liberté, in le ' ' ' Cahier du Refuge ' ' ' 178, avril 2009




extraits :

[…]
(6 heures un matin)
« ...c’est dur
de quitter notre nid
ma peluche préférée
ma merveille mon souffle chéri... »
dit-elle
c’est toi ma petite fourrure
mon skunks
ma cabane au Canada
ma pêche ma fraise
mon potimarron
mon abri-côtier
mon fruit de lit...
dit-il
[…]

Daniel Biga, extrait de Dits d’elle, Cadex, 2001



[…]
« Avec ses wagons recouverts de glace, il semblait de verre, un
verre sillonné de bleuissements, griffé de brume sèche, brûlé de la
poussière des champs, des orages d’une terre sans chemins. Et
parce que nulle inscription, aucun nom, aucun numéro, n’était
visible sur les wagons, on l’avait simplement appelé : le train bleu. »
[…]

Pierre Cendors, extrait de Les voyageurs sans voyage, Cadex, 2008



[…]
Qu’arrivera-t-il quand ayant tiré de mon corps ce que mon corps avait à dire,
sur cette vie, tout au long de cette vie, il n’aura plus à en écrire que la mort ou
le silence ? Le corps a donné corps à ma rage d’interpréter l’Homme et le
Monde. L’exploration des ténèbres, c’est lui. L’extraction de la lumière, c’est lui.
La connaissance de l’âme, lustrale ou cloacale, c’est lui. Les grands sentiments,
l’impérieuse luxure et le traitement des obsessions qui comptent : les sens, non
sens, et contresens de l’existence, c’est encore lui. Lui enfin, l’informe entonnoir
où se pressèrent, à l’en obstruer, mes désirs, mes ivresses, mes souffrances, mes
passions mécréantes et créantes.
[…]

Marcel Moreau, extrait de Insensément ton corps, Cadex, 2004






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178

sur internet :
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