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ATELIERS

Atelier Adultes

D'infinis paysages


Printemps des poètes 2011 (adultes)


en mars 2011

Ateliers animés par
Fabienne Yvert



En partenariat avec la BMVR Alcazar (département Langues & littérature) et le Crédit Mutuel.



Programme :
• Atelier à la BMVR Alcazar : Les mercredis 2,9 et 16 mars 2011 et les vendredis 4, 11 et 18 mars 2011.
• Atelier au cipM : Les samedis, 5 et 12 mars 2011.

Rencontre publique le samedi 19 mars 2011 à la BMVR Alcazar :
• 14h30 : Lectures des textes écrits en ateliers par les participants.
• 15h00 : Rencontre / Lecture avec Suzanne Doppelt.

Présentation :
• ekphrasis :
partir d'une peinture de paysage description la plus serrée et précise possible puis ouvrir vers des impressions, sensations, souvenirs etc, choses qui s'y rattachent travailler l'écriture comme d'autres styles de paysages en peinture (impressionniste, cubiste, abstrait, japonais...)
• extérieur/intérieur :
partir d'une photo d'un paysage que l'on connait bien description la plus précise possible de la photo, puis comme si on y était même chose avec un paysage totalement inconnu et "étranger"
• suivez le guide :
un guide touristique comme matériau de base une carte routière une carte de géographie, un planisphère, une mappemonde une carte du ciel un plan de métro d'une grande ville un plan des méridiens du corps en médecine chinoise...
• visite guidée :
fermer les yeux. quelqu'un nous décrit le plus complètement possible ce qu'il voit (image, oeuvre d'art, par la fenêtre...) rouvrir les yeux. que voit-on, comment télescopage des deux
• microscope, "lunette d'approche" et alunissage :
l'infiniment petit et l'infiniment banal regardé à la loupe décortiqué impressions martiennes

Bibliographie :
• Henri Cueco, 120 paysages que je ne peindrai jamais.
• Franck Venaille, Capitaine de l'angoisse animale.
• Joseph Mouton, L'entraînement.
• Raymond Roussel, La vue.
• Henri Michaux, En rêvant à partir de peintures énigmatiques.
• Maryline Desbiolles, Je vais faire un tour.
• Anne Portugal, Le plus simple appareil.
• Abbas Kiarostami, Un loup aux aguets.
• Georges Perec, Tentative d'épuisement d'un lieu parisien.
• Francis Ponge, La fabrique d'un pré.
• Suzanne Doppelt, Lady Suzy.
• Suzanne Doppelt, Le pré est vénéneux.
• Suzanne Doppelt, Le monde est beau, il est rond.
• Patrick Beurard-Valdoye, Le cours des choses, 26 poèmes fleuves vers un Europa ABC.
• Patrick Beurard-Valdoye, Théorie des noms.
• Gwenaëlle Stubbe, Ma tante Sidonie.
• Gérard Arseguel, A feux doux.
• Ian Monk, Stoned at Bourges.
• Ian Monk, Plouk town.
• Jack Kerouac.
• Jim Harrison (poésie).
• Charles Bukowski (poésie).
• Robert Creeley, .

+voir

• Georges Arthur Goldschmidt, Une langue pour abri.
• Henry D. Thoreau, Walden.
• Roger Caillois, L'écriture des pierres.
• Georges Perec, Espèces d'espaces.



Extraits :

Suivez le guide ! – Lieux

Mexico :
D'abord les couleurs : En feu d'artifice,
Saisissantes, flamboyantes à en fatiguer la rétine.
Du jaune criant, crachant,
Du rouge coup de poing, coup de gueule,
Du vert tendre, salade naissante, pomme à lustrer
A découper en fine lamelle
A déguster à la pointe de la lame du couteau.
Les taxis ronds comme des melons sont verts.
Le vieux Mexico, "por favor !"
Il est posé tout simplement sur les ruines de la mystérieuse ville aztèque.
Le chauffeur annonce les rues ceinturant le quartier :
Calle Republica de Peru, frontière nord
Calle José Maria Izazaga, frontière sud.
J'éclate de rire en entendant ce nom. Général Izazaga au rapport !
Je me prend pour Hergé. Ce n'était qu'un vaillant insurgé.
La Circunvalacion La Viga, frontière de l'est.
Puis des enchevêtrements de calles qui s'amusent à changer de nom soudainement
Pour égarer les étourdis, les rêveurs et les étrangers.
Je ne m'énerve pas, il fait trop chaud.
Le vieux Mexico est un joyeux mélange d'architectures.
A ma droite des façades baroque espagnol. Photos.
Plus loin des bâtiments d'un moderne futuriste, clinquants, pleins de morgue.
Ils s'acharnent à effacer le passé indien. Risible ! pas de photo.
Marché mexicain, rires, musiques, fouillis d'objets colorés.
Mon appareil photo travaille avec fièvre et porte-monnaie se vide.
A présent, je marche tranquillement au beau milieu de la Calle Madero.
Je suis éblouie par une façade émaillée de carreaux de faïence bleu et blanc.
C'est un restaurant célèbre, on le voit tout de suite au prix de ses menus.
Un passant en costume clair me dit, dans un parfait anglais,
D'aller examiner les fresques qui ornent l'escalier de ce lieu.
Plaza de la Constitucion à l'origine un centre de cérémonie aztèque.
Je frissonne de bonheur en regardant ce vaste espace nu .
Les aztèques ! Je suis venue de très loin pour les rencontrer.
FIN

Evelyne Willey



Dimanche

La Bonne- mère, un prétexte pour des Aixois à réconcilier avec Marseille.
Montée par le Bois Sacré : le soleil, la mer bleue.
On reconnaît, tout en montant, certains lieux : le Vieux-Port, les Accoules, L’Hôtel Dieu en
restauration, la Major. Sur l’esplanade, l’autre côté que l’on ne regarde jamais, les quartiers
moins emblématiques de la ville.
Attente de la fin de l’office : c’est une église qui vit et se visite…mais pas en même temps !
Achat d’une carte avec deux oiseaux au plumage vert, ce sera un plaisir enfantin de les
retrouver au bas de la grande coupole.
Toutes ces couleurs qui se marient, fondues dans le doré, beaucoup de doré pour ce lieu sacré.
Un lieu de tourisme, de pèlerinage, de culte.
Les ex- votos, maquettes de bateaux ? se balancent au bout des filins, parmi toutes ces coques,
un petit avion jaune.

Sophie Menu



13… »


13…3…1
Samedi
D’ardoise
L’escalier…Les arcades
D’une chaise
D’un coin de table
Dimanche
De liberté…D’un carnet
On pourrait …
Résonnent…De ré-investir
De se ré- approprier

Roland Hamelin





Description d'àprès un paysage de Turner

Un soleil pâle un ciel transparent quelques tâches blanches
une traînée plus claire bleu sourd bleu gris
une masse d'un bleu plus franc qui se détache une vapeur d'eau
une surface qui miroite une masse qui s'éclaircie
une berge dorée tons froids tirant vers le gris perle
bleu pâle se rapprochant du blanc

Description d'après la photo d'un portrait

un chapeau melon noir des yeux vitreux un nez large
le teint blafard une bouche tordue un menton mou
de fortes épaules un manteau sombre dans un vieux tissu
une table ronde de bistrot le coude appuyé sur la table
un verre de vin plein et flou un pied étroit
un verre à bierre à moitié vide le bas du visage caché par son manteau

Catherine Savy



La carte

À la rencontre de l’enfant au Cacaotés de Pagwi.
Partis de Goroka
Vers la montagne de l’ange suprême,
Le Mont Micheal
Kubor, Giluwe puis Wilhelm
La chaîne coupe, oblige le visiteur à mériter la jungle.
Enfi n Wabag pour suivre les rivières.
Le Cacaotés sera là je le sais.
Ange blanc de la forêt sombre, compacte et bruissante.
Les autres perroquets se fondent
Dans le vert immense de la jungle.
Vert vert
Lui, cacaotés blanc, veut se montrer.
Les enfants glissent dans la jungle
Moi je trébuche
Les adultes se peignent le corps de blanc
Pour comme le cacaotés, exister
Enfi n c’est Pagwi
Et la promesse.
Sur la rive du lac Chambri
L’humidité s’élève et fait venir à nous Pagwi ;
un fantôme, un mirage. Désert vert.
Mon guide m’indique la direction
C’est là que sont les enfants dresseurs de cacaotés
Il sera là c’est certain, dans la chaleur écrasante.
Quand il m’apparaît enfi n
C’est derrière le chant des femmes qui essorent le sagou
On ne dresse pas les cacaotés qu’il me dit
Et il part dans un grand rire
Qui le soulève tout entier.

Carole Villain



Itinérance

Grand soleil inondant
Rue droite
Petites maisons de village de pêcheurs volets verts blancs bleus façades ocres
Rues désertées à l'heure de la sieste
Grand boulevard
Arbres encore dénudés
Feu vert rouge orangé
Ciel voilé changeant
Immeuble blanc raide fiers d'être marseillais
Métro Rond-Point lauriers du parc Chanot
La dame du Rond-Point des fleurs en bouquets à ses pieds
Tunnel éclairé publicité
Cours Ju vestige de potager sur les murs
Orangé du wagon
Un homme me regarde
Bleu marine panneau métallisé
Métro Joliette arrivée
Immeubles hauts haussmanniens pas fiers d'être marseillais
Au coin de la rue la maison d'Anita complètement relookée
Pierres biscuitées de la Charité
Assise massive patinée noir décapé
Coupole inondée au grand soleil de Pierre Puget.

Lydie-Gabrielle Gaudin




voir aussi :
Rencontre avec Suzanne Doppelt (Manifestations)


à télécharger :
Infinis Paysages - Carole Villain (260 Ko)
Infinis Paysages - Catherine Savy (37 Ko)
Infinis Paysages - Evelyne Willey (177 Ko)
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