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Lettre ouverte à M. Daniel Hermann


Une mort Programmée ?




Lettre ouverte
à l’Adjoint au Maire de Marseille,
chargé de l’action culturelle des musées, des bibliothèques et du Museum

Mr. Daniel Hermann



Suite à notre tract dénonçant les nouvelles baisses de subvention de la Ville votées pour notre structure, nous venons de lire votre première réponse dans un article de La Marseillaise, daté du 30 mai 2012.

Étrangement, votre discours est exactement le même que celui de l’année dernière, ainsi que celui de 2009, et pour le même motif… Moins 10 000 € en 2009, moins 30 000 € en 2011, moins 30 000 € à nouveau en 2012… et toujours les mêmes arguments…

Morceaux choisis :
• 30 avril 2008, Marseille L’Hebdo : «… le cipM ! Moi qui adore la poésie, je viens de découvrir ce lieu unique ».
• 23 juillet 2009, Libération : « Le cipM, je les ai baissés (…). Ils sont logés gratis et si je leur enlève 10 000 €, ils ne sont pas morts. Pourtant, j’aime bien la poésie. Mais ils peuvent faire un petit effort ».
• 28 février 2011, La Marseillaise : « Et comme le cipM est particulièrement bien financé par la Ville avec 230 000 €, j’ai un peu rogné leur financement ».
• 2 mars 2011, Marseille L’Hebdo : « Question subventions, le cipM est un des mieux lotis et ils sont logés gratuitement. Je dois rééquilibrer les budgets car la Région a diminué ses subventions à plusieurs associations ».
• 7 mars 2011, La Provence : « Ce n’est pas une attaque en règle contre la poésie ; d’ailleurs ils sont logés gratuitement à la Vieille Charité. Quand la Région enlève ses subventions, je suis bien obligé de compenser... Je rééquilibre, je prends un peu aux uns pour donner aux autres ».
• 30 mai 2012, La Marseillaise : « Le cipM n’est pas en péril quand j’enlève 30 000 € sur 490 000 € au total, en comptant les subventions de toutes les collectivités. Le cipM est très bien aidé, de plus il est logé gratuitement à la Vieille Charité, ils disposent de financement pour 2013 ».

C’est sans doute ce qu’on appelle le comique de répétition :
il ne nous amuse plus.


Quand vous répétez que « le cipM est très bien aidé », vous omettez de dire, que la Ville ne cesse de diminuer sa participation depuis plus de 15 ans (1996 : 305 000 € ; 2012 : 200 000 €) alors que cette structure est unique dans son genre, au niveau national comme au niveau européen. C’est ce qu’on appelle communément, et trop souvent à Marseille, gâcher une chance.

Quand vous dites que le cipM « est logé gratuitement à la Vieille Charité », vous passez un peu vite sur les tentative à répétition de la Ville, depuis 8 ans, de nous faire quitter ce site sur tous les prétextes, sans bien sûr vouloir même étudier sérieusement une possibilité de relocalisation… Or le cipM, créé à la demande de la Ville en 1990, est bien logé par elle depuis son origine.

Quand vous dites que le cipM « dispose de financement pour 2013 », vous semblez oublier que Marseille-Provence 2013 décide de façon indépendante de financer des actions nouvelles pour l’année 2013. Mais il est difficile de programmer des actions nouvelles quand le budget habituel d’une structure culturelle s’effondre, à la suite de vos choix. La Charte de Marseille-Provence 2013, que la Ville a signée pour obligation de respecter, précise bien pourtant que le budget est « constitué exclusivement de mesures nouvelles (...) sans réduction des budgets structurels préexistants ».

Pendant ce temps, notre structure se bat pour développer ses activités, trouver de nouveaux soutiens institutionnels – de la part de l’État, de la Région, du Département –, multiplier les partenariats avec des structures culturelles en France et à l’étranger.

Cette nouvelle accélération du désengagement de la Ville, moins 60 000 € en deux ans, n’est donc pas justifiable par vos approximations à répétition. Elle nie tout le travail de développement – structurel, financier et surtout culturel – du cipM, compromet la programmation 2012 engagée, et sape ses efforts pour 2013.

Aujourd’hui, nous nous interrogeons sérieusement sur les motivations réelles de ces diminutions. Nous ne vous demandons pas d’aimer la poésie, comme vous le dites souvent. Nous attendons simplement que vous soyez un élu sérieux et responsable, dans vos décisions comme dans vos propos.

C’est pourquoi nous vous demandons de corriger cette baisse de subvention dès 2012 et également, si cela vous est possible, un peu de respect pour le travail de fond mené par cette structure depuis 22 ans.

Emmanuel Ponsart et l’équipe du cipM







Une mort programmée ?




En 2008 Marseille Provence 2013 a été sélectionnée capitale européenne de la culture, ce
qui a suscité, notamment de la part des acteurs culturels qui avaient travaillé à sa
préparation, d’immenses espoirs.

C’est donc avec enthousiasme et énergie que nous nous sommes attelés à la préparation de
projets à proposer à Marseille Provence 2013, fiers de vivre et de travailler dans la ville qui
allait devenir capitale, ville qui s’engageait résolument vers un avenir culturel, comme
l’avait fait quelques années plus tôt la ville de Lille.


Pour le centre international de poésie Marseille,
aujourd’hui, c’est la douche froide…



• Alors que nous participons à des projets acceptés et financés par Marseille Provence 2013,
Pasolini (juin-juillet), Le vrai et le faux (juillet-août), ActOral (septembre-octobre),

• Alors que nous portons un projet accepté et financé par Marseille Provence 2013,
Le colloque de Tanger qui se tiendra à Marseille et à Tanger (printemps),

• Alors que le Centre national du livre nous a missionné pour porter et organiser un projet
de lectures en plusieurs langues du pourtour de la Méditerranée (à partir des ateliers de
traduction créés par le cipM : IMPORT / EXPORT) lors du temps fort consacré au livre par
Marseille Provence 2013 (17-20 octobre),

• Alors qu’il était spécifié dans le dossier de présélection adressé à la commission
européenne que : « Les adhérents de la Charte conviennent qu’il s’agit d’un budget
constitué exclusivement de mesures nouvelles permettant le financement du projet
Marseille Provence 2013, sans réduction des budgets structurels préexistants… »,

• Alors que nous sommes à quelques mois du début de l’année capitale,

après avoir amputé notre budget de 30 000 € en 2011,
la Ville de Marseille
nous supprime 30 000 € supplémentaires cette année,
faisant ainsi passer la subvention au cipM (7 salariés)
de 260 000 € en 2010 à 200 000 € cette année !!!

À ce rythme-là, nous ne toucherons plus que 20 000 € en 2018,
et nous pourrons programmer notre mort définitive pour l’an 2019.



Vous pouvez adresser un message de soutien à cipm@cipmarseille.fr

et télécharger et diffuser le tract ci-dessous



dans la presse :
La Mairie se fout-elle de la Vieille Charité ? [Rémi Baldy sur MarsActu]
Dialogue de sourds autour de la poésie [Gwenola Gabellec dans La Provence du 12 juin 2012]
Ventilo n°302 - 4e de couverture / Zibeline n°53 - 2e de couverture
La poésie ne fait pas toujours recette [Gwenola Gabellec dans La Provence du 3 mai 2012]
Guide de bord (article consacré à l'exposition Ralph Rumney, abordant l'inquiétude du cipM) [Thomas Delahay dans Ventilo du 30 mai 2012]
Pas très inspiré par son budget [Antoine Pattefoz dans La Marseillaise du 30 mai 2012)
Rassemblement pour la culture locale à marseillaise

à télécharger :
Lettre ouverte à M. Daniel Hermann (93 Ko)
Une Mort Programmée [tract] (81 Ko)

sur internet :
Appel à soutien au cipM [Poézibao]
Capitale culturelle de l'Europe 2013 : Marseille en proie aux vers [Actualitté]
l'Agence régionale du Livre PACA relaie le tract
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