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Hamb(o)urg - Marseille 2


Compte-rendu 1997 & Passage 1998


le samedi 14 novembre 1998, à 17h00

Lecture avec :
Mirko Bonné, Olivier Platz, Farhad Showghi, Yoko Tawada, Frédérique Guétat-Liviani, Pascal Poyet, Véronique Vassiliou



Présentation du livre & lecture résultant d’un atelier de traduction collective

Automne 1997.

Dans l’avion qui les conduit à Hambourg : Olivier Devers, Frédérique Guetat-Liviani et Pascal Poyet. La ville allemande leur est inconnue. Qu’avons-nous perdu à Hambourg ? On ne parle pas un mot d’allemand.
Leurs bagages renfermaient pour plus de sûreté une traduction littérale de leurs poèmes, mot-à-mot qui ne devait être qu’un piètre réconfort dans la ville froide et étrangère. Ils n’eurent guère le loisir de la découvrir durant les cinq jours qu’ils y passèrent, car l’objet de leur mission les retenait à l’Institut français. Autour d’une table, devant une tasse de café, avec d’autres poètes – Mirko Bonné, Matthias Göritz, Oliver Platz et Farhad Showghi, de Hambourg –, il leur fallait établir dans un délai brévissime des traductions du plus grand nombre possible de leurs textes. Qui souffrit le plus à Hambourg ? les Français, qui, ignorant l’allemand, livraient leurs textes à un sort incertain, ou bien les Allemands, dont les nerfs furent très éprouvés par ce travail de traduction qui serait ensuite lu en public à la prestigieuse Literaturhaus de Hambourg ? On ne sait.
Ce qui, en revanche, était déjà sûr et certain, c’est que l’inverse se produirait à Marseille dès la semaine suivante. C’était au tour des Allemands de se défaire de leurs textes au fur et à mesure que la traduction prenait corps ; les Français, eux, étaient soumis à une tension nerveuse redoublée : Frédérique Guetat-Liviani et Pascal Poyet s’étaient soudain retrouvés seuls, à deux contre quatre ; or, bien sûr, une lecture publique les attendait aussi pour clôre les rencontres, au centre international de poésie Marseille.
Les fruits de ces deux ateliers de traduction, présentés dans le livre Hamb(o)urg-Marseille-Passage 1997, révèlent dans les meilleurs moments avec quelle sûreté dans l’intuition le rythme et le sens d’un poème ont pu être rendus dans l’autre langue ; à côté des ébauches, tels des chantiers qu’il a fallu, par manque de temps, abandonner trop tôt.




voir aussi :
Hamb(o)urg - Marseille 1 (Manifestations)


lire aussi :
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70
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