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« La voix-de-l'écrit »

À partir d’Oreille rouge d’Éric Chevillard


De février 2008 à mai 2008

un atelier proposé aux étudiants en théâtre de l'Université de Provence
sous la direction de :

Nanouk Broche



L’atelier s’adresse aux étudiants en théâtre de l’université de Provence et fait partie de leur formation. Ce qui est cherché ici c’est un travail qui ne passe pas par le personnage ou le sous-texte. La lecture des poètes et écrivains contemporains vise plutôt le travail d’interprétation d’une écriture, l’incarnation d’un texte, et non celle d’un personnage.
Une autre particularité de cet atelier est la diffusion des lectures publiques dans des lieux très divers (bibliothèques de villes et de villages, théâtres, bars..) et devant des publics variés, dont certains découvrent la poésie contemporaine à cette occasion – comme beaucoup d’étudiants d’ailleurs.
Nous partons chaque fois d’un auteur différent – Michèle Métail, Jean-François Bory, Pierre Guyotat, Nathalie Quintane, Arno Schmidt ou d’un livre – Selva ! de Frédéric Léal ou Finnegans Wake de Joyce.

Présentation de l’atelier

De février à mai 2008, des étudiants en théâtre de l'Université de Provence (Laurianne Andre, Charlotte Ducousso, Cecilia Elsen, Sylvain Eymard, Delphine Souvant, Kela Vidal et Evelyne Wojak.) travaillent avec Nanouk Broche à la mise en scène d'une sélection de textes.
Cette année nous partons d’un livre, Oreille rouge d’Éric Chevillard, pour aller sur la piste d’autres récits de voyage.
D’où l’importance du travail à la bibliothèque. Parfois je me demande si le plus important dans l’enseignement ne serait pas d’amener les étudiants dans les bibliothèques. Une bibliothèque, ça fait lire. Les étudiants vont facilement aux livres, tout est accessible et ils sont aidés par les documentalistes. Ils n’ont pas de crainte, ou d’inhibition devant les grands noms de la littérature et c’est tant mieux. Cela montre leur ignorance peut-être, mais aussi leur disponibilité et la fonction irremplaçable de la bibliothèque.

Nanouk Broche, in le ' ' ' Cahier du Refuge 168 ' ' '



L’auteur : « Il partage son temps entre la France (trente-neuf années) et le Mali (cinq semaines). Hier encore, un de ses biographes est mort d’ennui. »
Voilà pour l’autobiographie.
Le héros : il est écrivain (comme l’auteur), il s’appelle Oreille rouge. Et il a aussi le nez qui s’enflamme. 1
Du clown, il n’a pas que le nez. Il tombe dans le Niger, il fait rire le lecteur. Il pratique systématiquement l’art de la chute.
En fait c’est l’auteur, Éric Chevillard, qui pratique l’art de la chute systématique et cela lui permet d’inventer un nouveau genre : l’évitement du récit de voyage. Mais ce faisant, il nous met sur la piste de l’inévitable récit de voyage que tant d’autres avant lui ont rapporté. 2
Une piste à suivre et une occasion pour les étudiants d’aller lire les récits de voyage des poètes et des écrivains qu’ils ne connaissaient pas ou peu : Rimbaud, Leiris, Paulhan, Michaux, Noël, Bessette, Bouvier... et de découvrir les passages obligés du genre. Mais ils repèrent aussi ce qui change et qui n’est plus possible, et tombent sur des mots aujourd’hui disparus : indigènes, nègres.
Pourquoi, demandent certains lecteurs qui ont moins de vingt ans et ignorent le contexte historique de l’époque.

1 Éric Chevillard, Oreille rouge, Minuit, 2005, p.45
2 Éric Chevillard, Oreille rouge, Minuit, 2005, quatrième de couverture


[...]

Nanouk Broche, Oreille rouge d'Éric Chevillard, extrait du ' ' ' Cahier du Refuge 168 ' ' '





Calendrier des lectures :
cipM: 25 avril à 19 h 00
Théâtre Vitez : 29 avril à 20 h 30
Bibliothèque de Cucuron : 15 mai à 20 h 30
Bibliothèque de Simiane : 4 avril à 20 h 30
Radio Zinzine : en cours




voir aussi :
À partir d’Oreille rouge d’Éric Chevillard (Manifestations)


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