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Youssef Ishaghpour


Proche et lointain


du vendredi 28 mars au samedi 24 mai 2008



Youssef Ishaghpour



[...]
Ce que l’on voit tout d’abord devant mes images de la mer, dans Proche et lointain, c’est l’immensité du ciel. C’est de cela qu’il s’agit dans « le lointain » de ces photographies. Autant donc qu’images de la mer, sinon plus, elles sont ouvertes sur le ciel. Des cieux chargés : seule possibilité de les rendre visibles. Car un ciel bleu éclatant de lumière serait, photographiquement, un espace inerte, vide et sans vie.
« Il faut que le vrai vide soit plus pleinement habité que le plein. Car c’est lui qui, sous forme de brume, de nuages et de souffles invisibles, porte toutes choses, les entraînant dans le processus de secrètes mutations », disaient les paysagistes chinois qui pratiquaient essentiellement le format vertical.
Contrairement à la montagne qui, par sa massivité, affirme une présence insistante, la mer semble l’étendue abstraite de l’absence : l’appel d’un ailleurs et d’un lointain. Mais cet appel d’horizon – la platitude, l’étendue infinie horizontale – fait aussi lever le regard vers ce qui les contredit : la hauteur, son opposé. Dans les images de la mer, la prédominance du vertical introduit une tension par rapport à l’horizontalité de la mer. Le lointain maritime se perd dans la profondeur, mais le vertical, « la hauteur », reconduit le lointain à la proximité de la surface, sans le rendre disponible, dans la frontalité d’une montée, d’une ascension.

Youssef Ishaghpour, Photographie, Extrait du Cahier du Refuge 168








voir aussi :
Youssef Ishaghpour - Proche et lointain (Manifestations)


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