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La soirée des Usagers du cipM

Les Usagers du cipM 2010


le vendredi 25 juin 2010, à 19h00

Soirée présentée par
Jean-François Bory

avec des lectures de
Laure Limongi, Pierre Ménard, Jean-Noël Orengo



Extraits :

« Le travail de rivière » malgré son apparente joliesse est une expression qui désigne le travail de mégisserie, c’est-à-dire l’opération qui consiste à préparer les peaux tout juste écorchées pour les tanner et les transformer en cuir. De la mort au luxe en quelques opérations lustrales.
Une future gantière apparaît à Chaumont, petite ville de Haute-Marne, entre deux guerres. Elle n’a pas de nom et guère de psychologie. Un « je » apparaît en étant le sien, sans l’être. On la devine néanmoins à la fois mélancolique
– reflétant le paysage – et déterminée – jurant dans le décor. Elle grandit, pas à pas, entre la lecture du journal intime de sa grand-mère narrant ses inquiétudes de vraisemblable veuve de guerre et la guerre qu’elle vivra, au quotidien, depuis le petit point sur la carte que représente sa ville de naissance. Le récit n’est pas linéaire. Il se troue notamment de fragments de contes, sens dessus dessous, en échos inquiétants avec ce qui est supposé être la réalité du livre. Le petit chaperon rouge meurt sans cesse, la gantière porte un châle rouge et les loups sont dans la ville. Au final, c’est un trajet hybride, à la fois poétique et narratif. L’histoire se déversant dans le conte, la poésie imprégnant l’histoire, le dénouement épousant les méandres de la rivière.
[...]

Laure Limongi, extrait de Le travail de la rivière, in ' ' ' le Cahier du Refuge ' ' ' 191, juin 2010



Les lignes de désir sont ces passages coupant à travers parcs et espaces verts, visibles sous forme de pistes de terre mal dégrossies ou chemins de chèvres marqués dans le paysage à mesure d’un piétinement journalier. Tracées par chacun dans une volonté d’arriver plus vite à destination, ou simplement par curiosité, ces lignes matérialisent la force de transformation et de liberté que peut prendre chaque individu sur l’espace urbain.
[...]

Pierre Ménard, extrait de Les lignes du désir, in ' ' ' le Cahier du Refuge ' ' ' 191, juin 2010



La poésie manque de sexe, c’est évident // Ni plus, ni moins // En Asie du sud-est, dans l’univers de la passe, le short time peut durer une heure, le long time une nuit et le very long time plusieurs jours ou parfois, toute la vie // En Thaïlande, une station balnéaire s’est construite autour des amours tarifés et des histoires impossibles, à travers des milliers de bars, de boîtes et de lieux de plaisirs, sur fond de fêtes, de drogues et de maladies, Pattaya // Ni plus, ni moins // En Asie du sud-est, dans les villes portuaires, au bord des fleuves maronnasses peuplés de verts, dans les villages pollués, au milieu des rizières immémoriales, les pieds ridés par la boue, nous avons cherché l’Initiation // Sur le Net, on m’appelle « Willard », j’ai bientôt 30 ans et en attendant que quelqu’un crève en Europe et libère sa place pour un boulot normal, je voyage et j’écris de la poésie.
[...]

Jean-Noël Orengo, extrait de Short time, long time. Il était une fois Pataya, in ' ' ' le Cahier du Refuge ' ' ' 191, juin 2010




lire aussi :
191


écouter :
Bible de l'Avant-Garde; L'Ancien testament (extrait)
Les lignes du désir (extraits)
Travail de rivière (extrait)