CIPM AUTEURS PUBLICATIONS SONOTHÈQUE BIBLIOTHÈQUE ARCHIVES LETTRE D'INFO   

ACTUALITÉS
Archives sonores | av. 1995 - 2016
Mise en ligne

Afin d’améliorer l’accès aux archives du Cipm, nous avons basculé notre sonothèque en ligne sur la plateforme Soundcloud. Entre avril et juin, nous avons livré six séries d'enregistrements : avant 1995, 1996 - 2001, 2002 - 2005, 2006 - 2007, 2008 - 2010, et 2011 - 2016. Cette démarche s’inscrit dans un vaste projet portant sur la numérisation progressive et la mise à disposition du public et des chercheurs de la totalité des archives audiovisuelles du Cipm. Le travail de numérisation de nos archives audiovisuelles va se poursuivre et donner progressivement lieu à de nouvelles mises à disposition.

Bibliothèque de poésie contemporaine | Réouverture au public sur rendez-vous
À partir du 10 juin 2020, du mercredi au vendredi de 14h à 18h


En raison de la prudence imposée par la situation sanitaire actuelle, la réouverture de la bibliothèque du Cipm, conforme au protocole national consultable ici, est pour le moment limitée aux mercredis, jeudis et vendredis de 14h à 18h. La bibliothèque peut accueillir 6 personnes, sur rendez-vous. Il est possible de réserver une place au 04 91 91 26 45 ou de se présenter directement à l’accueil pour connaître les disponibilités. Dans la bibliothèque, le port du masque est obligatoire et le sens des déplacements est indiqué par un marquage au sol. Quelques autres règles sont à respecter mais nous ne voudrions pas vous priver du bonheur de les découvrir lors de votre venue. Quoiqu’il en soit, sachez que le sol est désinfecté chaque jour, que les espaces de lecture sont eux aussi désinfectés avant et après chaque séance de travail. Sachez enfin que les livres utilisés sont retirés de la consultation pour une mise en quarantaine (3 à 10 jours en fonction des documents) avant leur remise en rayon. Cela étant dit, la bibliothèque de poésie contemporaine du Cipm demeure sans équivalent en Europe et venir y travailler est toujours un plaisir. Pour rappel, l’emprunt des documents n’est pas possible, ceux-ci ne peuvent être consultés que sur place.

Exposition | Michèle Métail, TOPO / PHONO / GRAPHES
Réouverture et prolongation du 10 juin au 8 août 2020, du mercredi au samedi de 11h30 à 18h

Le 29 février dernier, Michèle Métail donnait au Cipm une lecture et une conférence inaugurale devant un public venu nombreux pour l’écouter, pour découvrir un ensemble d’archives audiovisuelles collectées et rassemblées pour l’occasion et pour admirer les grandes matrices manuscrites sur calque de deux séries anciennes de poèmes ayant pour thème la relation langage/paysage/cartographie que la poète explore depuis plus de 40 ans : Poèmes topographiques (1973) et Les phénomènes (1978), réalisés en collaboration avec Louis Roquin. L’exposition devait durer jusqu’au 25 avril et offrir au public un accès inédit à l’œuvre de Michèle Métail dans la mesure où, en parallèle, avait lieu une autre exposition, proposée celle-ci par Sally Bonn à la Galerie des grands bains douches de la Plaine : double regard sur l’œuvre de Michèle Métail dont le caractère exceptionnel a été remarqué par Anysia Troin-Guis pour artpress.com. Et puis, tout s’est arrêté. Et personne (quasiment) n’a rien vu. Alors aujourd’hui, en concertation avec l’artiste et avec nos partenaires de l’époque, l’exposition ouvre à nouveau, à la fois identique et différente. Identique parce que les œuvres présentes en février le sont toujours, y compris le film Métail lunaire réalisé par Alexandre Gherban ; différente parce qu’elle a été augmentée d’un ensemble de 6 grands poèmes typographiques issus de la série Matière d’images (1996), eux-mêmes inscrits dans le vaste ensemble des « Gigantextes ». Différente aussi parce qu’il faut la visiter en petit nombre (pas plus de 7 personnes à la fois) et que pour écouter les archives, il faut penser à se munir de ses propres écouteurs ou de son propre casque.

ACTUALITÉS PASÉES
Lecture / Rencontre | Florence Pazzottu, J’aime le mot homme et sa distance
Vendredi 10 juillet, 17h précises | cour de la Vieille Charité

Lecture et rencontre avec Florence Pazzottu autour de son dernier livre J’aime le mot homme et sa distance (cadrage-débordement) (LansKine, 2020), en présence de l’éditrice, Catherine Tourné. « Florence Pazzottu emprunte au rugby le cadrage-débordement et ses trois temps, face-à-face, feinte et échappée, pour proposer, dans une traversée réjouissante des formes et des genres, une véritable aventure poétique, dans un sens que ce livre contribue à renouveler. S’ouvrant sur un éloge du ratage et du dévoiement dans lequel mythes et faits d’Histoire voisinent et fusionnent avec les expériences les plus contemporaines, triviales parfois, J’aime le mot homme et sa distance joue sans cesse, entre vers et prose, entre jaillissement et précision de la pensée, récit serré et saut risqué, autobiographie et adaptation de contes japonais du Xe siècle (avec invention de poèmes-sms), et surprend autant par la multiplicité de ses inventions que par l’exigence de sa composition. Une puissante sensation de liberté accompagne de part en part la lecture de ce livre. » – Catherine Tourné

Lecture | Ariane Epars, sans titre
Mardi 7 juillet 2020, 20h | Théâtre en plein air de la Fondation Camargo, Cassis

« Pendant mon séjour à la Fondation Camargo, j'envisage d’expérimenter écriture et prise d’empreintes. Depuis quelques mois, j’ai réalisé nombre de frottages. Cette technique élémentaire révèle ce que l’oeil ne perçoit pas ou mal, une richesse discrète, inépuisable, tapie dans les matières. Les frottages incarnent un épiderme sensible situé entre le corps et la surface choisie, littéral et abstrait à la fois. » (Ariane Epars)
Ariane Epars ne réalise pas ses œuvres en atelier mais répond à des invitations formulées par des centres d'art ou des musées et participe à des concours d’art intégré à l’architecture. Intéressée par le rapport entre art et architecture, elle a réalisé de nombreuses interventions dans le contexte du bâti. Ses travaux sont conçus à partir d'un lieu spécifique, interrogeant son identité, son esprit et son histoire, auxquels elle apporte un contrepoint clarifiant. Dans un geste réparateur qui ose parfois la démolition, elle ôte plutôt qu'elle n'ajoute, dégage des lignes, réhabilite ou actualise des fonctions, libère des espaces et synthétise leur sens.

Lecture | Anne Houdy, mes jacques
Vendredi 3 juillet, 17h précises | cour de la Vieille Charité

« Un jour, j’ai ouvert Le Théâtre est un Théâtre de Jacques Rebotier paru aux éditions Harpo&. J’ai traversé les pages de la cour au jardin. J’ai suivi le cours de la langue, le fil de l’hiver dans ce petit livre imprimé sous la neige, en février 2011 à Corbières. » Ainsi commence le dernier livre d’Anne Houdy, superbement édité par les éditions Harpo&, publié en mars, dans lequel l’auteure explore sous forme épistolaire la nécessité de répondre au livre d’un artiste dont elle aime l’œuvre plus que tout autre. Exercice d’admiration libre en forme (comme on parle de poèmes en prose) de « poèmes en lettre » ; on comprend que leur destinataire ait à son tour éprouvé le besoin de répondre en postface. Oscillant entre ses passions que sont le théâtre et la poésie, l’œuvre discrète – presque secrète – d’Anne Houdy est ainsi singulièrement traversée par la question de l’adresse. Adresse au lecteur, au spectateur, à l’auditeur, ici, à un autre auteur ; il est dès lors évident que lire soit un acte essentiel à sa manière de pratiquer l’écriture.

Lecture | Pascal Poyet, Traduire mais les Sonnets de Shakespeare
Mardi 30 juin 2020, 20h | Théâtre en plein air de la Fondation Camargo, Cassis

Pour cette intervention à la Fondation Camargo, j’arpenterai en paroles plusieurs sonnets de Shakespeare. Cette esquisse de lecture « en panorama » (au pied de l’hôtel du même nom) se fera fort probablement de façon très peu linéaire et mêlera descriptions, rapprochements, ébauches de traduction. Je nomme ce genre de tentative orale « exposition ». Toutes les acceptions de ce mot m’intéressent : mise en vue ou à la lumière ; présentation publique ou publicité soudaine donnée à quelques questions tout juste pressenties ; révélation par le discours ; présentation des circonstances ou des personnages d’une intrigue et partie initiale de certaines compositions musicales… Et on pourra ici inclure le sens géographique. Tout ce que je me représente comme : remonter l’échafaudage devant les Sonnets de Shakespeare. – Pascal Poyet

Lecture / rencontre | Emmanuel Laugier, Chant tacite
Vendredi 26 juin, 17h précises | cour de la Vieille Charité


Lecture de Emmanuel Laugier autour de Chant tacite, récemment paru aux éditions Nous. Chant tacite est un journal en poèmes décidé un été, en aout 2012. Le journal nomme des lectures, des fruits pourrissants, la mort du père, y mène des réflexions sur l’Histoire (la Shoah, par exemple, ou la Guerre d’Algérie), y évoque l’exil de Walter Benjamin, sa vie à Ibiza, les figues qu’il y mange, la Russie et l’Arménie, etc., parmi toutes choses ordinaires, quotidiennes, banales. Ses notations, ordinaires ou pas, sont toujours portées par la recherche d’une syntaxe particulière, qui est la finalité du poème comme expérience.



Voir l'historique des événements passés